Mes respects au chanteur tunisien Mohsen Cherif
J’ai lu avec beaucoup de peine, l’affaire du chanteur tunisien Mohsen Cherif qui avait le courage et l’amour d’aller en Israël pour animer la soirée à Eilat avec ses chansons tunisiennes.
Je félicite Monsieur Mohsen Cherif pour ses actes, car uniquement de telles personnes pourront créer les ponts entre les peuples. Certains disent que l’argent est la motivation qui attire ce genre de concert. Quelqu’un peut-il me dire, qui ferait un si long voyage sans argent ? Evidemment que l’argent joue un rôle dans tous les domaines de la vie. Sinon comment compenser un travail ou une marchandise si ce n’est qu’avec l’argent ou toute honnête compensation. A mes yeux ces genres de compensations sont sacrés, car ils permettent à l’être humain de subvenir à ses besoins.
Nous parlons de la tolérance, mais nous-mêmes nous ne sommes pas en mesure de la pratiquer. Les Tunisiens qui ne sont pas tolérants et qui critiquent et menacent ce bon chanteur tunisien Mohsen Cherif ne sont pour moi pas des Tunisiens purs. Ces personnes sont sous l’influence d’une certaine culture du Moyen Orient ou plutôt arabe et elles suivent constamment les chaînes de télévision El Jazzera ou El Arabia. C’est compréhensible, car ces chaînes, comme toutes les chaînes de télévision, ne peuvent exister qu’en faisant plaisir à une certaine audience.
A force de répéter les mensonges, ils deviennent des vérités. Hélas beaucoup de personnes, de n’importe quel pays sont loin d’être conscientes dans le sens réel du mot. Il faudrait encore des centaines d’années pour que les peuples se réveillent de leurs songes, qui sont une partie de l’hypnose, avec laquelle les medias et les religions les assomment constamment, que ce soit de la politique ou du marketing.
Nous croyons qu’avec notre intelligence nous réussirons sûrement à tous les coups, même si ces coups sont créés ou basés sur des mensonges. Pour moi, ceux qui créent la joie sont bénis, qu’ils soient des juifs ou des êtres d’une autre race ou religion. L’amour et la joie sont une paire inséparable et ceux qui se laissent emporter par la haine se détruisent eux-mêmes.
Hélas, la sagesse de nos ancêtres commence à se dissiper, que ce soit chez les autres ou chez nous. Comme le dit la sagesse orientale : « Celui qui ne sait point honorer l'étranger et l'homme de l'autre tribu, est indigne d'être appelé le fils d'un noble peuple. »
Copyright Emile Tubiana