En l’honneur de Madame Salwa Habachi pour son devouement a la Tunisie
Quelle merveille! quel dynamisme! qui nous parvenait tous les jours de nos mamans tunisiennes. Si nos mamans étaient vivantes, elles diraient sûrement: « SMALAH A'LA OUELDI, HOUTA OUJERAFA A'LIK! KHAMSSA OU KHEMISS ALIK! »
Combien ces belles paroles nous manquent-elles aujourd'hui! Quel plaisir de voir plusieurs générations s'exprimer avec beaucoup de talent, d'enthousiasme et de nostalgie. Ce sont les femmes tunisiennes qui ont le plus de mérite. Aujourd’hui je m'adresserais à toutes les femmes tunisiennes sans distinction de race ou de religion et au nom de tous les enfants nés en Tunisie et de leurs descendants avec ces paroles:
« Vous êtes nos colonnes vertébrales, vous êtes nos mamans et nos plus proches amies, vous nous avez remplis d'amour à travers votre lait que nous buvions depuis le premier âge. » Le mot « I A'yech Weldi » - que Dieu te garde, mon enfant - sortait naturellement de la bouche de chaque maman. Elles nous avaient voués à une vie saine, simple et limpide.
Elles avaient joué un rôle important et déterminant dans la formation de notre caractère et de notre santé, elles avaient su nous apprendre le respect des pères, des personnes plus âgées et des voisins. « Jarek leqrib ahssen men khouk lebi'd » - ton proche voisin est mieux que ton frère lointain. « Quelle générosité aviez-vous, en faisant goûter vos meilleurs plats à vos voisins. Rien que ce geste représentait une éducation pleine d'amour et de considération pour son prochain. »
Ce sont nos mamans qui avaient adouci nos impulsions juvéniles et nous avaient enseigné la patience par leur exemple. Elles nous disaient souvent « Bessiessa, Ya Weldi » - avec sagesse et avec du calme, mon fils. Ou alors, elles nous disaient: « Sa'ed Nefsek » - accommode toi-même. Elles nous ont enseigné à pardonner avec ce mot: « Esmah » - pardonne. Ma maman m'avait appris dès mon jeune âge le vrai sens de « l'amour » et de « la charité ». Elle me disait toujours:
« Ma Yenfaa Can El Qalb, El Emhass Ouel Faal » - il n'y a que le cœur, les sentiments et les actes qui comptent.
Toutes les hautes écoles et les religions ne serviront à rien si elles n'arrivent pas a transmettre cette sagesse de base. Étions-nous conscients de la portée de ces paroles: « Calme, Patience, Sérénité et Pardon? » Ne sont-elles pas les paroles de sagesse de la vie?
A travers les bons plats qu'elles nous préparaient, nos mamans ont su nous initier avec beaucoup de soin et de gentillesse au goût et à la valeur de la vie. Elles savaient nous écouter avec beaucoup de patience, sans nous interrompre et par ce simple fait seulement, elles nous avaient appris le respect de la femme. C'est à travers nos mamans que nous voyons nos femmes.
Que Dieu Bénisse les femmes tunisiennes, ce sont elles les vraies célébrités. Nous avons appris beaucoup de leur silence et amour et nous apprenons encore de leur sagesse.
A les femmes sont nos colones verttebrales. Leurs larmes nous touchent au coeur. Que Dieu Bénisse les femmes tunisiennes, ce sont elles les vraies célébrités. Nous avons appris beaucoup de leur silence et amour et nous apprenons encore de leur sagesse.
Bravo a cette dame qui a verse ses larme pour notre Tunisie. J'edspere que tous les religieux du monde comprendront que ce sont les femmes qui ont enrichi la population
Copyright Emile Tubiana