Le rôle primordial de l’amour partagé
Dans « La maison de Nini, la confrontation »,
Par Antoine Archange Raphael
Dans «La maison de Nini, la confrontation », l’amour, une fois de plus, rend possible la communion de deux cœurs qui se cherchent et visent à une vision commune.
L’amour vrai, dans ce roman, en effet, ne conduit pas les amants aux troubles de la conduite et de la moralité, au déséquilibre mental et au dérèglement de la personnalité. Il exprime plutôt les sentiments ressentis par deux êtres l’un pour l’autre et se manifeste avec une certaine dose de sérénité.
Compte tenu de cette petite description, Nini et Alain souhaiteraient passer une éternité ensemble, à se regarder, à se caresser, à s’adonner à une et mille folies, si les exigences quotidiennes de la vie ne se soulevaient point contre leurs vœux. Nini doit cependant travailler durement dans son épicerie-restaurant pour satisfaire une clientèle tatillonne ; tandis qu’Alain doit étudier assidûment pour réussir aux examens de l’université et obtenir son diplôme, sa planche de salut dans ce coin des Caraïbes.
Guidés par l’amour, Alain et Nini se proposent toutefois de s’entraider à surmonter les obstacles multiples à leur amour : la jalousie d’un soupirant aux influences politiques puissantes et son désir de détruire tout sur son passage pour conquérir le cœur de Nini ; la croyance superstitieuse de Nini qui souvent tend à conduire cette femme par le bout du nez, jusqu’à frôler l’animosité envers son amant, lui, un héritier de la culture scientifique ; l’énorme différence économique entre les amants.
Mais Nini et Alain, à cause de la force de leur amour, transcendent ces obstacles, en prenant conscience des éléments négatifs, et renforcent leur amour par des rencontres intimes, des dialogues intellectuels, des dévoilements de leurs personnalités respectives, des sacrifices consentis.
Dans ce roman, comme il se passe à travers les âges, l’amour partagé se présente comme un mystère qui se dévoile. En somme, l’amour en général offre une apparence mystérieuse, dans sa phase initiale ; car il s’agit de deux étrangers qui se choisissent pour amants. Comment un homme arrive-t-il à prendre une femme pour amante et vice versa, parmi une centaine ou un millier d’autres personnes susceptibles de répondre à l’appel amoureux ; malgré la présence de facteurs évidents qui souvent présupposent des obstacles et défient le jugement ? Ce genre d’engagement aveugle initial laisse plus d’un perplexe. Les amants simplement tentent leur chance et mettent parfois en danger leur carrière et leur existence.
Dans « La maison de Nini, une confrontation », l’amour se présente plutôt comme une activité dialectique dont le seuil se situe au niveau de l’attirance physique et intellectuelle.
Actuellement, cette dialectique amoureuse a commencé par une simple curiosité d’Alain visant à découvrir la réalité d’une femme énigmatique. Il se dit qu’il y a des chances que la réalité de cette déesse se révélerait plus riche, plus en harmonie avec la vision du curieux. Alors, cette curiosité se transformerait en fascination et engagement.
Cette dialectique a également débuté par un simple désir de Nini de s’approcher de l’homme et de lui souhaiter, sans trop savoir pourquoi, des vœux les meilleurs. Sans crier gare ! ce désir projette la femme intéressée corps et âme dans les mailles amoureuses.
« La maison de Nini, la confrontation », je recommande la lecture de ce roman qui ne manquerait pas de fasciner les amants de la littérature.
Note : il y a une version anglaise de cet ouvrage. Les deux versions sont publiées par www.lulu.com.