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Emile M Tubiana

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Books by Emile M Tubiana
Le départ de ma grand-mère
By Emile M Tubiana
Sunday, November 04, 2007

Rated "G" by the Author.

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Memories from the time of my grandmother. in North Africa.

Le départ de ma grand-mère
 

 
 

 
 

            J’avais presque huit ans lorsque ma mère m’annonça la mort de ma grand-mère Nouna (Hélène). J’avais beaucoup de peine, car après l’école j’allais souvent chez elle.  Je me plaisais d’être auprès d’elle.  Elle se trouvait souvent seule et attendait le retour de mon oncle Alfred qui était alors célibataire et habitait dans la même chambre.  Elle me chouchoutait et me donnait des petites friandises.  Depuis mon tout jeune âge nous étions de bons copains.  
 

            Quand j'avais cinq ans, j'accompagnais ma grand-mère paternelle Nouna à son travail.  Elle était la maquilleuse de notre ville.  Les jeunes filles candidates pour les fiançailles ou le mariage étaient ses meilleures clientes.  Les  semaines avant les mariages elle était invitée dans les  maisons de la mariée et aussi au bain turc afin de maquiller la mariée et les femmes de la famille.  Ainsi j'avais le privilège d'aller avec ma grand-mère à plusieurs mariages musulmans et juifs.
 

            «  Il faut rester tranquille ! » me disait-elle.  Quand  j'avais l'envie d'aller au petit coin, je devais me patienter et attendre qu'elle finisse son travail.  Pour ne pas que je m'ennuie, et pour me donner une contenance,  ma grand-mère prenait le soin de me demander de temps à autre:
 

            «  Mir, qu'en penses-tu de la mariée ? » ou bien :
 

            «  Elle est belle la mariée, n'est-ce pas ? »  Les jeunes filles amies de la mariée défilaient l’une après l’autre pour voir le progrès du maquillage que ma grand-mère venait de faire.  De temps en temps la maîtresse de la maison faisait une apparition, et pour se donner de l’importance elle claquait ses mains et faisait signe aux serveuses d’offrir un verre de thé ou une friandise à ma grand-mère.  Puis elle se penchait vers moi et me donnait un gâteau et une pièce de monnaie.  Quand ma grand-mère voyait la pièce de monnaie elle levait ses sourcils en signe assentiment et me lançait un regard comme signe de me tenir correctement.  La monnaie donnait automatiquement un meilleur degré de respect à la maîtresse de la maison,  puis ma grand-mère d’une voix douce ajoutait:
 

            « Dis à madame: ‘Y KATER KHEREK ! ’ »  (Merci) puis, élevant un peu sa voix, elle disait:
 

            « Elle te plaît la mariée, n’est pas ? »
 

            La maîtresse de la maison entendait ces propos et comme signe de reconnaissance envers ma grand-mère, elle disait d’une voix sérieuse et ferme :
 

            « ZGHIRTA LEL HARQASSA ! » (Faites des yous-yous en l’honneur de la maquilleuse).  Alors les sons de yous-yous venaient de toutes directions et remplissaient la salle.  Je ne savais pas où me cacher.  Ma grand-mère rougissait et m’embrassait, puis, comme pour détourner l’attention vers moi elle disait aux femmes qui l’entouraient:
 

            « ZGHIRTA ALA MIR ! »  (Faites des yous-yous en  l’honneur de mon petit-fils), en signe d’affection.  Les yous-yous rebondissaient, cette fois-ci, ils étaient à mon égard, je ne saisissais pas ce qui me parvenait de toutes parts.  Ensuite les serveuses passaient avec des plateaux de friandises qu’elles distribuaient à tous les présents.  Ces scènes se répétaient aussi longtemps que ma grand-mère faisait son travail.  Quant à moi, elles me paraissaient drôles, surtout que je n’avais aucun mérite d’être acclamé sauf d’avoir été le petit-fils de ma grand-mère.  Mais que peut dire le mort devant ses laveurs, « Ech Yqoul el Myet qbalet Hassalou ».  Tout cela m’étaient étrange, et avait duré jusqu’au jour où la tolérance qu’on accordait aux jeunes enfants, d’être parmi les femmes, cessait. 
 

            Quand ma grand-mère m’adressait la parole, je n’avais ni choix ni avis à lui donner, mais par politesse ou de honte je faisais toujours signe avec ma tête que j’étais d’accord avec elle, malgré que je ne voyais pas la raison pour ce maquillage et celui-ci me paraissait même bien drôle et futile.
 

            Lorsque ma grand-mère terminait une phase du maquillage elle s'exclamait:
 

            « Choufou Ezein ! » (Regardez la beauté!)  Elle me lançait un regard, qui avait à nouveau l’air de demander mon avis.  Je faisais signe avec ma tête que j'étais aussi d'accord pour ce qu’elle disait.  Ces questions me signalaient l'approche de la fin de la journée de travail que j’attendais patiemment.  J’avais hâte qu'elle finisse, car, retourner enfin à la maison me paraissait plus attractif que la mariée et son entourage, c’était mon avis d’alors.
 

            Nous allions de temps à autre au bain turc.  Certaines familles de la mariée nous invitaient au Hammam Sayala (le bain turc alimenté par une source naturelle d'eau chaude).  Ce jour là, celui-ci était réservé par la famille de la mariée pour tout un après-midi.  J'allais avec ma grand-mère et j’assistais à toutes les cérémonies.  Je n'aimais pas le Hammam, car j'étouffais et je glissais souvent sur le sol mouillé et une fois je m’étais blessé au front et pour arrêter le sang on me mit du « Bonn » (café moulu) sur la plaie.  Ma grand-mère me demandait là aussi:
 

            « Mir, regarde la mariée et dis-moi comment elle est belle ? »  Elle voulait me faire oublier le mal.  Puis elle se pencha vers les femmes qui étaient là et elle fit:
 

            « Vous voyez, elle plaît bien, même à mon petit-fils ! » Puis elle répétait ces paroles en disant:
 

            « Vous avez entendu ce qu’il a dit, ’ La mariée est très belle ’. » Alors que je n’avais rien dit, j’avais honte, mais que faire à cet âge?
 

            Je comprenais que ce genre de questions était simplement pour plaire à la mariée ou à sa famille, ces compliments faisaient partie de son travail.  Certaines questions étaient embarrassantes, surtout lorsqu'elle enlevait les poils à une jeune fille toute nue.  En signe d'accord je baissais les yeux et la tête pour lui faire plaisir, mais je rougissais de honte ou de timidité, je n'avais sûrement aucune opinion à cet âge.  Les femmes baissaient aussi les yeux et faisaient un sourire qui reflétait la comédie.  C'était le jeu de tout le monde, il fallait flatter la mariée.  Quant à moi je trouvais toutes ces femmes, y compris la mariée, vilaines à voir, car elles ne portaient aucun habit, mais je ne devais pas le dire à haute voix.
 

            Après le maquillage et le bain turc, venaient  les jours festifs avec le Tabal et la Zokra (le tambour et le biniou).  Là, ma grand-mère venait bien habillée de ses belles toilettes et occupait une place d’honneur.  Des remerciements et des compliments pour la Harqassa (la maquilleuse) venaient de toute part, moi, je restais sur les genoux de ma grand-mère et je finissais toujours par m’endormir.
 

            D’après les dires de ma grand-mère, ces jours-là elle faisait les meilleures recettes, car il était de coutume que les invités qui voulaient se distinguer donnent à la vue de tous les présents des billets de grande valeur à la maquilleuse. (Orchoq A’l Harqassa).  Ensuite les femmes présentes venaient une après l’autre me dire quelque chose, je ne me souviens pas des paroles mais je me rappelle bien des pièces de monnaie qu’elles me donnaient.  A la fin de la journée mes poches étaient remplies de pièces et de billets de toutes sortes.  Je n’avais aucune idée de ce que ces pièces ou ces billets représentaient comme valeur, sauf qu’il fallait les prendre et dire merci.
 

            Quand ces belles excursions avec ma grand-mère cessèrent, je devais aller au bain turc avec mon père.  C’est là où commença mon éducation.  L’atmosphère au bain était plus sévère et bien disciplinée.  Les cris et le brouhaha des femmes et des enfants disparaissaient pour laisser la place au silence et à l’ordre.  Les hommes portaient tout le temps une “Fouta”(c’est une jupe qui couvre toute la partie basse du corps et qui ressemble à une jupe écossaise).  En fait c’est un rectangle en tissus avec lequel on enveloppe le corps et que l’on attache d’un coté avec un noeud.  Les hommes circulaient de place en place avec ces foutas, seule la partie haute du corps restant nue.  Papa occupait une chambre pour nous deux, ainsi nous avions notre confort.  Cette chambre nous servait pour le repos après le bain, en plus papa commandait un café pour lui et un thé pour moi.  Puis nous restions allongés et couverts de plusieurs serviettes de bain.  Cette visite au bain turc avait lieu tous les fins de semaine.  Le fait de me trouver avec les grandes personnes me donnait l’impression que j’étais moi aussi un adulte.
 

            La nouvelle que venait de m’annoncer ma mère me bouleversait, je ne savais pas comment interpréter cela.  Le matin tôt maman me prit avec elle à la maison de ma grand-mère.   Elle me dit:
 

            « On va lui dire notre dernier adieu ! »  Je ne saisissais pas ces paroles car je ne savais pas si elle allait nous attendre.  Puis je dis à maman:
 

            « Grand-mère va-t-elle nous attendre? »
 

            « Oui, » me répondit maman sans donner toute explication.  Je marchais d’un pas lourd tout en pensant aux beaux jours que nous avons passés ensemble.  La chambre où habitaient ma grand-mère et mon oncle se trouvait dans une maison avec une grande cuisine et deux grandes chambres.  Dans le même bâtiment habitait aussi la famille Ankri.  On entrait d’abord dans un long couloir qui donnait directement sur deux marches de la porte de la chambre de ma grand-mère puis à droite il y avait un autre couloir qui allait chez les Ankri. 
 

            Je me souvenais lorsqu’elle préparait le dîner pour mon oncle.  Elle était assise sur un petit tabouret rectangulaire de quinze centimètres d’hauteur.  Devant elle une petite marmite qui suffisait à peine pour une personne, sur un petit canoun (réchaud) à feu bas où l’on voyait que la cendre et quelques braises.  De temps à autre elle levait le couvercle de la marmite pour remuer un peu la sauce.  Je sentais la bonne odeur appétissante mais je ne devais pas m’approcher, ni passer de trop près, ni voir ce qui mijotait dans la marmite, c’était sans doute pour protéger son fils d’un mauvais oeil.  Quand l’heure de l’arrivée de mon oncle approchait elle me disait gentiment:
 

            « Il est temps que tu ailles à la maison, ta maman t’attend.”  Elle me donnait un morceau de chocolat dans un petit paquet en papier, puis je lui donnais une bise et je me dirigeais vite vers la maison avant que le soleil se couche.  Toutes ces scènes passaient dans ma tête alors que je parcourais le chemin de ma maison jusque chez la grand-mère.  Quand nous arrivions à la maison, mon père, mes oncles et mes tantes étaient déjà là.  Ils entouraient tous le corps de ma grand-mère étalé sur les carreaux du parterre.  Son corps était couvert d’un drap blanc, on y voyait que la forme de la personne.  Tous étaient tristes et attendaient je ne sais quoi.  Puis maman m’éloignait du cercle et me dit:
 

            « Tu vois, ta pauvre grand-mère, elle est partie chez le bon Dieu. »  Je ne comprenais pas ce qu’elle voulait me dire, mais il fallait garder les réflexions pour soi-même.  Toutes ces paroles ne me disaient rien.  Personnellement je n’avais jamais vu le bon Dieu, donc je ne savais pas comment interpréter les paroles de maman. 
 

            Je me résignai et sortis de la chambre et je me dirigeai vers la porte extérieure, devant passer par le long couloir, puis je m’assis sur la marche qui était au seuil de l’entrée de la maison et ruminai ce que je venais d’entendre.  De temps en temps mes pensées étaient interrompues par les visiteurs qui venaient rendre hommage à ma grand-mère et à la famille.  Je me levais pour donner le passage et puis je reprenais aussitôt ma place sur la marche.  C’étaient les mêmes paroles qui se répétaient.  Personne ne semblait rire ou même sourire.  J’avais toujours pensé qu’aller chez le bon Dieu était une bonne chose.
 

            J’entendis ma tante Tita dire à maman qu’elle était morte de chagrin pour sa fille Meha qui était morte, cela faisait juste une année et qui avait laissé derrière elle deux garçons Luluç et Mémé.  L’après-midi maman m’accompagna à la maison et le lendemain je fis le même chemin vers la maison de la grand-mère.  Le triste cadre que j’avais laissé la veille avait entièrement changé et à ma surprise le corps n’y était plus.  Tous les oncles, les tantes et les deux soeurs de ma grand-mère, Rahel et Shelbya étaient assis sur des tapis à même le sol.  Les visiteurs étaient assis sur des chaises.
 

            Ma mère et d’autres femmes servaient constamment du café aux personnes assises.  Je reprenais ma place habituelle dans le couloir ou sur la marche de l’entrée.  De temps en temps des cousins de mon âge me joignaient.  Nous ne disions rien car tout le monde paraissait triste.  Moi j’avais beaucoup à dire car j’avais passé une partie de mon jeune âge avec ma grand-mère, mais comment dire aux autres?  Je gardais donc les beaux souvenirs en moi-même avec l’espoir de les écrire un jour. 
 

            Vers midi et le soir à l’heure du dîner des membres de la famille qui n’étaient pas en deuil apportaient le repas pour tout le monde.   Il était de coutume que les familles et les amis apportent à tour de rôle des marmites entières avec des plats préparés chez eux.  Tous ces plats étaient sans viande puisqu’on ne mangeait pas de la viande les sept jours du deuil. 
 

            Le quatrième jour Mraïma Saadoun, qui habitait l’oukala (habitation comprenant des grandes chambres avec accès sur une cour intérieure) et qui était voisine avec ma tante Tita, s’amenait avec sa fille Hélène.  Celles-ci servaient de la nourriture aux membres de la famille directe qui étaient assis à même le sol.  Je voyais que Mraïma faisait des regards à sa fille Hélène, qui était alors jeune fille, à servir mon oncle Alfred qui était encore célibataire.  Je ne comprenais pas toutes ces allusions mais je comprenais pourquoi que les tantes s’inquiétaient de voir mon oncle rester seul après le départ de ma grand-mère.  Depuis l’apparition de Mraïma et de sa fille une ambiance un peu plus gaie s’installait, chacun racontait certaines de ses expériences qu’il avait eues avec ma grand-mère.  
 

            Les va-et-vient des visiteurs et des cousins devenaient fréquents, Mraïma et sa fille qui habitaient à quelques pas de la maison de ma grand-mère venaient tantôt avec un plat tantôt avec une friandise pour animer le coeur de tous les présents.  Je constatais que quelque chose de nouveau comme un roman d’amour se tramait entre Alfred et Hélène.  Je voyais des gentils regards furtifs accompagnés parfois d’un vague sourire qui s’échangeait entre les présents.  Quand le soir je rentrais à la maison ma maman me disait que Mraïma et ma tante Tita avaient sans doute pensé à souffler à l’oreille de mon père, qui était le plus âgé, qu’il serait sage que mon oncle Alfred demande la main d’Hélène à son père.
 

            En ce temps-là je venais d’apprendre que j’avais une nouvelle cousine.  Celle-ci n’avait même pas deux ans, elle était venue avec sa nouvelle mère Méha Maarek, une cousine à maman, qui venait de l’adopter de sa soeur Atou (Annette) Méchache.  Je me trouvais sur le seuil de la porte lorsque Méha me dit:
 

            « Fais attention à ta nouvelle petite cousine, elle s’appelle Jacqueline. »  Cette petite fille, habillée comme un poupée avec une robe rose bordée de dentelle blanche, ne savait pas encore parler.  Je l’assis sur le seuil en lui disant:
 

            « Ne bouge pas ! »  Je ne savais pas quoi faire avec elle, sauf que j’étais en charge de la garder.
 

            Après les sept jours de deuil papa avait invité mon oncle à vivre avec nous pour ne pas le laisser seul.   Depuis, tous les soirs mon oncle rentrait chez nous à la maison avec un paquet de friandises, tantôt des gâteaux de chez Doumar Memi, le grand pâtissier juif de la ville, tantôt des Zlabia du marchand de beignets du coin de la rue et parfois un gros paquet de cacahuètes.  Les relations entre le nouveau couple amoureux se maintenaient et en printemps 1941 un contrat de mariage ( La Ktouba) fut signé et le mariage fut fixé pour se tenir en juillet de la même année.
 

            En effet mon oncle Alfred et Hélène se sont aimés jusqu’à la fin de leurs jours et avaient apporté au monde six enfants dont quatre garçons et deux filles.
 

 
 Copyright 2007 Emile Tubiana
 

 

 

 


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