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Les Biflides se souviennent
By Guy Boulianne
Sunday, May 27, 2007
Rated "G" by the Author.
Voici l'extrait d'un texte publié dans Le petit canard illustré, No.5, février-mars 1994, Belgique :
Il n'y avait qu'hier pour voir au-dedans de l'ivoire en pendaison. Pendant que d'autres se frottaient la cervelle sur les caveaux de l'oubli, des milliers de fourmis et d'araignées allaient et venaient sur les pavots du Calvaire.
Sensibilisation aigüe des lendemains euphoriques, longitude du bitrixe en flanc de l'arrière jusqu'à en perdre les pédales. D'où irons-nous boire de cette eau pour apaiser cette faim qui nous assaille ?
Je le dis, ces lendemains sont ténébreux pour ces âmes qui se cherchent.
Qu'au devenir nous allions plus loin, vers ces lieux où les sandales mangent du riz, nous pourrions voguer sans cesse aux côtés des luxures légères.
Promptitude inachevée qui fait que la vie sans cesse se gave de confiture, il faudrait changer les moeurs du sapho-bidon pour entreprendre les danses infinies de la gloire abusée.
Cri mince de jouflure de bétonnière, les Biflides qui jonchent la rivière se souviennent du jadis.
Croiriez-vous qu'au-delà les rivières les souvenirs sont lâches et sans raison ? Dormirions-nous sans savoir que le prix de la pêche se vaut des mots de ventre ? Non, car si la gamme des savoirs en décomposition s'additionne au manque de savoir-mort, la lâcheté, pire que la nonchalence, se fait lucide.
- "Trisla de couvé di flo draquart, la fli da bondé sla bidou décla fontaine".
Le rire du tri clame le bon et si d'un coup les plafonds tombent et laissent les rideaux sans crochet ni savon, c'est qu'il y a erreur. Je dis qu'au-delà le verbe il y a un trou, et ce trou, plus grand qu'une épave qui se fait belle, se gambade à n'en plus savoir où se trouver.
Si jamais vous voyez le trou, sachez qu'il ne faut point l'interrompre, mais plutôt le flatter dans le sens des babines. S'il y a erreur, c'est qu'il fait bon.
* * *
Les soldats aux fières allures cherchent la mort au coin des rues, comme un fou dans sa cellule, comme un chien court après sa queue.
* * *
Transpiration aux fluides acides, couvrant de sa peau de pubères étincelles, les rires en éclats jusqu'aux larmes en acoudoir, allons dans la danse manger nos manteaux.
Les fluides se font rares en nuit de jour.
Gambadant sa carcasse, le roi-écrevisse court à sa perte (il en faut peu pour nourrir les poissons). Ventricule disloquée d'un rêve aboli, usurpateur en divergences de contexte. Les Biflides se souviennent.
- "Les dédains d'une chanson dans les champs sont dingues".
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