
Antoine Archange Raphael
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| Category: |
Romance |
Publisher: |
www.lulu.com |
ISBN-10: |
1257855384 |
Type: |
Fiction |
| Pages: |
442 |
Copyright: |
Le 24 juin 2011 |
ISBN-13: |
9781257855384 |
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Amazon Lulu Amazon Barnes & Noble.com Le petit coin de l'office
Le petit coin de l'office d'Anselme Wilson devient un endroit pour le dialogue et finalement pour l'amour
Moi, Anselme, pense que l’un de mes endroits de prédilection est le petit coin de mon office où des collègues, des clients, des passants s’arrêtent pour un « brin de causette » changé à vue d’œil en « discussion académique » fort animée. Alors, sans crier gare, au cours de mes entretiens accordés à mes interlocuteurs, le petit coin de mon office devient la toile de fond à la naissance de ma passion pour deux femmes : Ella et Juanita.
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Paperback
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Reader
Reviews for "Le petit coin de l'office (un roman)"
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| Reviewed by Antoine Raphael |
8/5/2011 |
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La notion de transcendance
Dans « Le petit coin de l’office »
Par Antoine Archange Raphael
Selon l’administration où travaille Anselme, les employés ont le droit d’échanger des vues au cours de leur récréation. Beaucoup d’employés ont fait peu de cas de cette invitation ; sauf Anselme qui la prend au pied de la lettre et transforme le coin de son office en un salon littéraire.
Au cours des ses conversations avec des collègues, des visiteurs et des étrangers, il réalise que la notion de transcendance s’intègre d’emblée dans celle de la personne humaine, non seulement dans un contexte élevé de valeurs, mais encore dans la quotidienneté de la vie.
Il contemple la transcendance d’un point de vue dynamique, non seulement d’un point de vue purement conceptuel.
Quelles sont les conditions de la transcendance ? Est-elle immanente à la nature humaine ou est-elle le résultat d’une ascèse, d’un effort à déployer, d’un idéal de vie à construire, d’une vision globale de la réalité ?
Selon Anselme, il est le centre de forces égoïstes. L’égoïsme est la chose la plus naturelle au monde, car il se soude sur les valeurs biologiques que nous avons en commun avec tous les animaux.
La connaissance de ces valeurs biologiques, au moins la conscience de leur existence, nous permet de les jauger et d’anticiper leur potentialité. Selon Anselme, elles constituent le soubassement, la fondation, l’ossature de nos activités, de nos possibilités d’action, de nos réactions aux stimuli. Elles sont également responsables de notre survie. Sans elles, je n’aurais pas de besoins primaires et le genre d’être que je suis n’arriverait pas à vivre plus d’une semaine sans la présence de ces besoins : besoins de nourriture, de survie, d’éviter les peines, les dangers (autant que faire se peut).
Il y a une infinité de potentialités à découvrir. Ces valeurs biologiques sont largement responsables de ce que nous appelons activité supérieures : poursuites intellectuelles, artistiques, morales, patriotiques. Aucune de ces activités n’est possible sans un certain minimum de fonction biologique, neurologique—et j’en passe. Une simple tumeur au cerveau peut nuire à la poursuite des activités supérieures susmentionnées.
Ce que je dis jusqu’ici me permet d’avancer ce qui suit : ce premier niveau de transcendance qui me conduit à la prise de conscience de mes valeurs biologiques, m’encourage à soupirer après un autre palier de transcendance.
Non seulement je suis un animal, mais je suis aussi une entité capable de transcendance, capable de ne pas me contenter seulement de la satisfaction de mes valeurs biologiques. Je puis, en quelque sorte, me libérer de ces valeurs intimes, personnelles, subjectives pour me projeter dehors afin de comprendre d’autres valeurs biologiques qui ne sont pas miennes, mais qui soupirent également après leur satisfaction respective.
Je comprends que non seulement c’est déjà transcendant d’accepter l’existence de ces valeurs, leur droit à la satisfaction, mais j’agirai différemment des autres animaux si délibérément je ne cherche pas à contrecarrer ces valeurs chez les autres ou à les soumettre à un système de contrôle. J’introduis déjà l’esquisse d’une orientation morale ?
De ce que nous venons de dire, un autre palier de transcendance émerge ou peut être franchi. Je reconnais les valeurs biologiques en dehors de moi, je me décide à ne pas les contrecarrer. En outre, j’arrive à la pensée que je puis les aider à se satisfaire. A ce point mon éducation peut vraiment se révéler utile.
Mon éducation s’érige comme un outil puissant mis à ma disposition. Elle perdrait son ampleur, son importance, son champ d’application, si elle se mettait seulement au service de mes besoins personnels. Car ceux-ci peuvent déjà être satisfaits sans une grande éducation ou sans éducation du tout. Des millions d’illettrés arrivent à accumuler des fortunes colossales, à joindre les deux bouts, à travailler dans des entreprises qui ne requièrent aucune spécialité ou talent. D’ailleurs, mes parents, d’abord, puis, moi, en particulier, avons satisfait mes besoins primaires, dès le premier jour de ma naissance jusqu’aujourd’hui. Dans le cas contraire, je serais déjà mort. Donc mon but d’aller à l’école et d’accumuler des connaissances, va au-delà des besoins déjà satisfaits.
Sans cesser d’être utilitaire, cette transcendance d’emblée s’élève au niveau de la générosité, de l’altruisme, lorsqu’elle s’engage à aider les autres à atteindre un niveau de satisfaction de leurs besoins les plus élevés.
Cela arrive quand il s’agit des malchanceux qui ne possèdent pas assez de pénétration d’esprit pour prendre soin d’eux-mêmes comme ils le devraient.
Cela arrive également quand je participe à l’amélioration des conditions de vie sociale de mon pays.
Enfin cela arrive quand je participe aux mouvements internationaux visant à promouvoir des meilleures conditions de vie, de coexistence, d’harmonie, à travers le monde.
A tout bien considérer, tous ces paliers de la transcendance, dont j’ai parlé, ont un rapport étroit avec le côté utilitaire de la vie —encore que nous puissions, avec un peu de bonne volonté, accéder à la générosité, à l’altruisme. Cependant, je crois que nous pouvons nous élever à un palier supérieur de la transcendance.
Nous franchissons un palier ultime de la transcendance quand nous nous embarquons dans des activités qui ne sont pas immédiatement utilitaires : l’art, la science, la philosophie, la religion.
Je conclus que, seulement après avoir gravis tous ces paliers de la transcendance, je deviens un homme, c’est-à-dire, un être aux potentialités illimitées. J’entrevois de profondes implications d’une telle conclusion. Un exemple entre milles. Les dirigeants politiques, les membres de la classe possédante, qui tournent le dos à leurs sujets ; qui les maltraitent, les torturent et les tuent ; qui ne s’intéressent pas à l’amélioration des conditions d’existence de leurs pays et d’ailleurs ; qui tournent les entreprises à leurs profits personnels et à ceux de leurs proches, non seulement n’ont aucune qualité pour remplir le rôle de guides, mais encore ils deviennent des poids morts retardant l’évolution de l’humanité vers plus de lumière et de civilisation.
Note : « Le petit coin de l’office » peut s’acheter en allant directement à www.lulu.com.
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