Je vous présente mon premier livre de poèmes. Je me suis évertué à répondre au vœu poétique consistant à présenter au lecteur un amalgame voulu de sons, de rythmes, d’images et d’émotions, ainsi qu’une fête pour les yeux et les oreilles. Si je n’y parviens pas, ce ne sera point par manque d’essai.
Je n’obéis à aucun ordre, à aucune catégorie. Certains poèmes expriment la gaité, la joie de vivre, l’envie de taquiner la muse. D’autres décrivent une réalité émotionnelle pas trop gaie.
Cet aspect mi-figue, mi-raisin vient de mon rôle complexe d’observateur, d’acteur et d’appréciateur emmêlé.
Beaucoup de ces poèmes ne manquent pas d’ambition didactique telle que « le suicide » qui décourage l’attitude suicidaire, la prenant pour une insulte à la riche panoplie d’atouts naturellement possédés par les êtres humains.
En outre, le poème va jusqu’à proposer des remèdes à cette tragédie humaine.
Dans le même ordre de d’idée, le « si vis pacem, para bellum » nous fait penser à l’inutilité des guerres lancées d’une génération à une autre. Puis ce poème suggère des formules nouvelles qui pourraient nous aider à améliorer nos relations nationales et internationales.
« Une minute de recueillement » nous invite à nous souvenir des masses, des déshérités, des millions de travailleurs assurant l’érection des merveilles du monde (à travers les âges). Ce poème nous invite surtout à reconnaître que ces anonymes, ces oubliés représentent la pépinière, la fondation de l’humanité, à travers les siècles. Nous devrions au moins leur assurer la satisfaction de leur besoins primaires.
« L’amour » vise au dilemme de sa propre nature. Il est aussi vieux que l’humanité ; mais il reste fragile, fugace, toujours en transe.
« Une feuille de papier » nous parle de sa conscience plate et dormante, qui peut se réveiller soit dans la poubelle, soit dans une situation tumultueuse et captivante.
« Le mariage » essaie de décrire la « vraie » réalité de la vie conjugale.
« Le doute » se prend pour une explication de convenance, sans vraiment perdre son rôle d’accablant et malheureux privilège de l’être humain.
« La raison » se plaint de ce que nous la traitons en parent pauvre, n’ayant aucune importance avant nos actions.
Le croiriez-vous si vous appreniez que « La valise » et un homme sont les élus d’un merveilleux destin ?
« Un cauchemar » engage le dormeur dans une situation si intense, qu’au réveil, l’homme envoie un bon baiser de reconnaissance au radieux soleil et à sa femme souriante.
Le lecteur peut imaginer la perplexité de l’auteur : il n’a pu en avoir aucun « favori ». Tous ces poèmes sont des sujets fascinants.
Certains sont tirés de mes livres dont une liste paraît à la fin de l’ouvrage.
Alors, j’espère que vous vous délecterez de cette œuvre.
Antoine Archange Raphael