Un pavillon bien ordinaire d'un quartier banal d'une ville classique. Ici vivent les Rippenblatt. Le Docteur, sa femme et son fils. Trois poissons qui font des bulles dans le même bocal mais ne se connaissent pas. Puis un jour, semblant crever le ciel et venant de nulle part, surgit un aigle blanc… et leurs destins basculent. De la calme banlieue parisienne aux ruelles de Caracas en passant par Pigalle, Papeete et le bois de Vincennes, ils partent à la découverte de cet univers étrange que les gens normaux appellent le monde...
Dans un style rythmé, léger et plein d'humour, Keyvan Sayar nous raconte les aventures extraordinaires d'une famille en recomposition. Conte initiatique, roman musical, le Docteur Rippenblatt est une invitation à trouver l'aventure au coin de la rue, à regarder le monde autrement, à nous poser toujours plus de questions et à subir toutes leurs charmantes conséquences.
Excerpt
"L'homme moderne n'est pas préparé à l'extraordinaire, ces aléas et leurs conséquences devraient être remboursés par la sécurité sociale"
Professional Reviews
Et si avec des mots on pouvait changer le monde?
Tout fout le camp : le pauvre Docteur Rippenblatt ne contrôle plus rien - à supposer qu'il ait déjà contrôlé quelque chose. Sa femme claque la porte, son fils est interné dans un hôpital psychiatrique pour enfants. Et comble de malchance, ce cher docteur découvre qu'il n'a pas (ou plus) de prénom ! Une drôle d'entrée en matière pour un roman à la fois plein de piquant et de douceur, qui se lit en un rien de temps et avec une certaine gourmandise.
La métaphore est connue : il faut parfois toucher le fond pour pouvoir rebondir. Rippenblatt, personnage engoncé dans ses habitudes et sa médiocrité, n'est plus qu'un vieux mécanisme bien huilé mais sans fantaisie, sans passions, sans élan. Seul moyen de ramener cet automate à la vie : faire dérailler son train-train quotidien. C'est ce à quoi s'applique Keyvan Sayar dans ce court roman tendre et vivifiant, en faisant subir à son personnage diverses étapes de la déchéance avec une désinvolture et un sens de l'absurde qui amusent et préservent le récit de la moindre parcelle de pathos.
Un récit parcouru d'escapades fantaisistes, au sens propre comme au figuré : ballottés entre le Bois de Vincennes et le Venezuela, entre fausses chimères et rêves éveillés, des personnages en apparence sans histoires découvrent ou redécouvrent les petits drames de la vie, l'inattendu et l'inexplicable, l'amour et la fantaisie. Très joliment brossé, le personnage de l'épouse de Rippenblatt, qui contrairement à son mari est une incorrigible rêveuse désenchantée et abreuvée de romanesque, remporte immédiatement l'adhésion et l'affection du lecteur, tout comme Chouki, le petit gamin malicieux qui aime transformer son petit déjeuner en épopée maritime, et faire des blagues que les grandes personnes ne comprennent pas.
Au monde terne, gris et formaté des adultes, Keyvan Sayar oppose son écriture inventive et colorée, pleine de trouvailles, émaillée de néologismes et habilement rythmée. La légèreté avec laquelle sont traités - voire simplement effleurés - des sujets aussi graves que variés (l'homosexualité, l'abandon, la recherche de ses racines, la difficulté de préserver un équilibre conjugal...) explique et justifie la taille réduite du roman, mais elle en constitue également son principal point faible, le faisant souffrir d'un relatif manque de profondeur. On prendra donc l'ouvrage plus comme un exercice de style et comme un portrait fantaisiste de personnages gentiment farfelus que comme une source de profondes réflexions sur le sens de la vie et ses corollaires.
On passera donc au-dessus d'une légèreté aisément pardonnable pour se concentrer sur les petits plaisirs linguistiques qu'apporte à chaque page Le Docteur Rippenblatt et ses charmantes conséquences (le titre parle de lui-même, non ?), qui ne prétend être rien d'autre que ce qu'il est : une friandise pour grandes personnes qui refusent de se laisser enfermer dans la prison de la routine et du quotidien. (Krinein, 10 mai 2008, http://www.krinein.com/livres/docteur-rippenblatt-charmantes-consequences-7610.html)
Le docteur Rippenblatt et ses charmantes conséquences
Bravo aux Editeurs indépendants qui dénichent des auteurs aussi réjouissants que ce Keyvan Sayar qui pour son premier roman fait très fort avec ce petit récit ultra inventif et maîtrisé à l’énergie folle, à la poésie pure où l’extraordinaire côtoie le quotidien en un ballet touchant, drôle, surréaliste et plein de vérités cachées ou non.
Dans une fable animalière rythmée aux dialogues très efficaces et bien écrits, l’auteur nous parle de thématiques en phase avec notre époque grâce à de subtiles trouvailles littéraires.
On est séduit par tant de beauté, d’élégance et de folie douce. Dans un monde qui s’aseptise et qui a perdu le vrai sens de la créativité, ce livre est un vin de vigueur, un petit bijou référentiel qui comblera tous les amateurs de vrais livres.
Un gros coup de cœur pour cet étrange Docteur au nom bizarre et son auteur qu’on suivra de très près.
Drôle, émouvant, touchant, impressionnant de sobriété, bourré de talent, on manque de laudatif pour dire du bien de ce petit livre rose à offrir d’urgence à deux qu’on aime.
Voilà un livre qui pourrait servir de synopsis à un magnifique film... Avis aux producteurs curieux s’il en reste encore ! (Le Mague, 12 mars 2008, http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article4580)
L'homme qui n'avait pas de prénom
Premier roman de Keyvan Sayar, Le Docteur Rippenblatt et Ses Charmantes Conséquences prend la forme d'une chronique familiale semi-fantastique pour mieux livrer une vision aigre-douce de la société occidentale.
La trame du Docteur Rippenblatt et Ses Charmantes Conséquences flirte avec l'absurde : le personnage éponyme découvre qu'il n'a jamais eu de prénom, phénomène qui met en lumière la vitesse avec laquelle s'emboîtent les étapes d'une existence. A cette angoissante fugacité, Keyvan Sayar oppose la verve de sa fantaisie : entre le climat d'émerveillement enfantin qui évoque Le Petit Nicolas de Goscinny, les jeux de mots dignes d'un Raymond Queneau et les bars enfumés tout droit sortis d'un roman de Bukowski, l'auteur compose une fable aux allures atemporelles, dont seuls quelques détails indiquent que le récit se tient au 21ème siècle.
Pavillon des âmes tristes
A l'aide de courts chapitres parfaitement ciselés, le texte expose d'abord la solitude de ses trois personnages (le Docteur, sa femme et leur fils) pour ensuite l'investir de tendresse et d'onirisme. Un parfum fantastique flotte sur le pavillon de banlieue qui loge nos héros, notamment à travers les drôles de blagues animalières que raconte Chouki, gamin farceur dont l'audace distille au fil des pages une douce foi en l'enfance.
Pourtant, l'humour et la mélancolie laissent parfois place à une tonalité tragique. Au détour d'un chapitre, il est soudain question des ravages suscités par les MST (« petite bête qui démange de l'intérieur») ; la gravité pointe également son nez lors d'un passage/pamphlet contre les hôpitaux psychiatriques, accusés d'anéantir toute la richesse sensitive de leurs patients.
Cette coexistence de différents tons illustre à merveille le propos du roman, qui converge tout entier vers l'éloge de l'harmonie sociale et de la liberté à disposer de son propre corps.
L'imagination au pouvoir
Prise dans ce glissement entre gracieuses envolées du rêve et redescentes vers la férocité du quotidien, la langue peut s'engouffrer dans un espace fertile. Entre le « yéti inséré dans la vie professionnelle», les « petites cervelles bien peignées » ou les « grippes à la jambe », le langage fait surgir des images vaguement inquiétantes, mais qui parviennent toujours à égayer le récit et à relancer l'émouvante destinée sentimentale des personnages.
Après avoir exploré avec un même brio Venezuela et bois de Vincennes, Le Docteur Rippenblatt et ses charmantes conséquences finit par dévoiler son programme fictionnel. « Les gens (...) ne voient pas que les chansons, les poèmes et toutes les histoires ne sont que des prétextes. Le vrai texte il faut l'écrire soi-même », écrit Keyvan Sayar. L'objectif de ce roman pétri d'imagination serait ainsi d'inviter le lecteur à faire quotidiennement preuve d'audace et d'altruisme. L'auteur affirme par là sa foi dans le parcours initiatique de ses héros et son goût pour les éternelles lueurs de l'enfance, chargées d'éclairer tant bien que mal l'esprit des peuples.
(Fluctuat, 5 juillet 2008, Damien Leblanc, http://livres.fluctuat.net/keyvan-sayar/livres/le-docteur-rippenblatt-et-ses-charmantes-consequences/5530-chronique-L-Homme-qui-n-avait-pas-de-prenom.html)
Part Three in the Mu Series - Sarah Thompson reluctantly abandons her desperate search for her soul mate on Maui and returns to her Montana hometown. Her brother has had a terrible accident...
'Coruscated Confabulations' is a collection of stories and experiences, most of which took place in prior decades. They are taken from or based upon real events, with a certain admixture of fictional embellishments.