-Un récit qui se propose d'explorer la nature humaine et aborde avec originalité des thèmes qui touchent à notre relation au monde, aux autres, aux animaux et à la nature.
-Un savant mélange de technologies, d'action et de fantastique qui entraînera le lecteur dans un voyage vers le nouvel âge.
-Une histoire pleine de rebondissements, où les trajectoires des personnages éveilleront des émotions fortes, tenant le lecteur en haleine jusqu'à la dernière page.
Jeremy Parker est chercheur en nanotechnologies. Il a 27 ans, et vit à Londres en 2025. Le monde est saturé de déchets, il pleut du plastique à chaque orage. La nourriture commence à manquer. Lui, rêve de nettoyer la planète grâce à ses inventions. Mais la triste réalité économique de la société, profondément cynique, qui l'entoure, le contraint à travailler sur des projets moins idéalistes...
Alors que la majorité des urbains des grandes capitales prennent de la drogue du rêve pour fuir leur triste quotidien, lui s'accroche à son projet. Il y consacre tout le temps que son travail lui laisse. Mais, bientôt, une suite d'évènements incontrôlés va tout faire basculer. Les alliages métalliques vont disparaître. Le chaos s'installe. Parker et ses compagnons vont essayer de balancer les catastrophes qui se répandent sur la planète terre. Une de ces inventions nanotechnologiques va procéder au très grand nettoyage, tous les produits dérivés du pétrole vont disparaître. En parallèle, un autre évènement naturel va transformer le monde animal et déclencher le retour des esprits de la nature. Les cartes vont être redistribuées sur la planète terre. Le monde que nous connaissons va basculer dans un nouvel âge.
Excerpt
Extrait
...Vers la fin de l'après-midi, à quelques encablures du Pôle Nord, la frégate Désolation avait arrêté ses moteurs. La mer d'huile, sans banquise, générait un sentiment de méfiance chez le Capitaine Docker. Le Pôle Nord sans glace n'était toujours pas assimilé dans son esprit. Les marins, qui sont de nature méfiante et superstitieux, n'étaient pas rassurés par cette mer. Devant, à quelques brasses, l'ultime morceau de glace agonisait. Docker ne devait rien montrer aux hommes et femmes à bord. Le capitaine attendait la disparition totale de ce glaçon. Il fondait presque à vue d'oil. Plus tard, les commandos procéderaient au dernier entraînement. La manipulation des LNAM(*) devait être totalement maîtrisée afin de garantir une sécurité et une efficacité maximales. Les soldats avaient installé sur le pont le compartiment contenant la commande. Une grosse malle au plus. Trois d'entre eux manipulaient cette arme. La cible était une vielle ancre placée sur le pont. L'exercice commença.
- Tout le monde en état d'alerte ! Tout le monde en état d'alerte ! Phase A. Entraînement engagé. Ce message était diffusé par les haut-parleurs du navire. La boîte contenant les modules s'ouvrit. Les LNAM, sans que personne ne les voie, débutèrent l'attaque de l'ancre. Un soleil rouge était à l'horizon. Le Capitaine Docker regardait le processus depuis la passerelle de commandement. Tout était calme, la glace avait disparu. Tout était très calme, trop calme, pensait-il. La moitié de l'ancre de trois tonnes était désagrégée.Soudainement, une sirène d'alarme se mit en marche. Docker se tourna vers ses officiers.
- Qu'y a-t-il ? En hurlant
- Un objet non identifié nous arrive par le fond. En plein dans le centre, mon Capitaine. Nous ne savons pas ce que c'est.
- Une arme ?
- Non, on l'aurait détectée avant. Ce n'est pas du métal. Il est à trente mètres.
- Machine arrière toute ! ordonna Docker.
Les officiers s'exécutèrent. Le capitaine voulait protéger l'arrière de la frégate qui contenait toute une batterie de missiles. C'était la première chose à laquelle il avait pensé.
- Cinq mètres ! Collision imminente.
Un choc d'une extrême violence souleva l'avant du navire tout en l'éventrant. Le pont fut transpercé par la pointe d'un iceberg. Les trois soldats qui se trouvaient là, furent éjectés par-dessus bord. Les compartiments et la commande des LNAM pulvérisés par le choc, volèrent en éclats. La frégate Désolation retomba lourdement dans l'eau, s'enfonçant puis remontant. Son avant transpercé par cet iceberg. La proue resta soulevée au-dessus de la mer de quelques mètres. Le Désolation était en sursis, Docker le savait bien. Il comprit vite qu'un iceberg s'était détaché du fond de l'océan pour remonter à la surface. Certainement un reste de la mer de glace qui se trouvait là pendant des milliers d'années. Comme le Titanic, un siècle auparavant, le Désolation allait sombrer à cause d'un iceberg. Encore une fois, l'eau vainquait le métal.
- Lancez un appel de secours ! Activez le processus de sauvetage !
demanda-t-il à ses officiers.
- Bien Capitaine ! confirma l'un d'entre eux.
- Et arrêtez-moi cette sirène s'il vous plaît !
Les hommes s'activèrent sur le pont. Trois canots étaient expulsés des flancs du navire. Des hommes, ceux qui avaient survécu au choc, lancèrent des ponts de cordes vers les canots de sauvetage. Des canots triangulaires, en acier. Ils avaient été conçus pour résister aux balles et roquettes, quasiment insubmersibles.
Le Capitaine Docker était descendu sur le pont. Un officier lui communiqua qu'il n'y avait pas de survivant dans les compartiments transpercés par l'iceberg. Il avança vers la pointe de l'iceberg qui dépassait d'environ cinq mètres le pont. Sa pointe, d'un bleu pâle, dure comme de l'acier au moment de l'impact, commençait déjà à fondre. Des ruisseaux d'huile et de sang s'en écoulaient. Dernières traces de l'éventrement de la coque et des hommes se trouvant sur son chemin. Il était le dernier homme sur le pont.
L'officier en second l'appela.
- Capitaine, venez ! Capitaine, venez !
Docker le regarda. Le regard de cet homme resta brusquement fixe, comme s'il était ébloui par quelque chose. Docker tourna la tête en direction de l'avant du navire, là où son regard était pointé.
- Mon dieu ! s'exclama-t-il.
- Non, ce n'est pas possible ! Non ! Oh Non !
Tout le monde avait, dans le choc, complètement oublié les LNAM. Ceux-ci, totalement hors contrôle, continuaient leur activité. La destruction subite de leur unité de commande avait changé les paramètres de leurs cibles. Par on ne sait quelle circonstance, ils étaient maintenant en train de réduire en poussière le Désolation. L'avant du navire se réduisait inexorablement.
Le métal de la frégate se transformait en poussière. Les modules commençaient à se multiplier.
(*) Libération et Neutralisation d'Alliage Métallique. Ce projet nanotechnologique sur lequel Jeremy Parker a travaillé. (Lire le début de l'histoire...)