Hommage à Oum Kalthoum
Ce soir j’ai écouté Oum Kalthoum
Sa voix me parvenait comme un parfum
D’un monde lointain, et pourtant si cher
Il me semble l’avoir entendu comme hier
Quand ses chansons venaient des haut-parleurs
Et nous remplissaient d’une belle ardeur
Maintenant, je peux l’entendre chez moi
Mes yeux se remplissent de larmes et d’émoi
Car durant sa vie, son peuple était joyeux
Des millions écoutaient ces sons harmonieux
Accompagnée d’un bel orchestre fidèle
Qui avait beaucoup d’admiration pour elle
Elle est restée un symbole de joie et de bonté
Ses chansons me touchent et m’aident à surmonter
Les moments de réflexion sur les temps passés
Ou les peuples savaient encore vivre en paix.
Copyright Emile Tubiana reproduction permise en mentionnant l’auteur.
Mon père, qui, dans son temps libre, le soir, était l’arbitre de notre communauté, composée de Juifs, Arabes, Italiens, Espagnols et Maltais, m'a laissé un message : « Dans la vie, il ne faut pas qu’il y ait ni des vainqueurs, ni des vaincus. »
Paix....
Chip
Je ne sais pas quel âge vous aviez et où vous étiez lorsqu’elle chantait. Moi, j’étais là-bas, mais je ne l’écoutais pas.
Qui suis-je pour juger les morts. Je sais très bien qu’elle était amie d’Abdel Nasser. Mais Abdel Nasser a été fait prisonnier et libéré. Une chanteuse chante ce qu’on compose pour elle et moi j’écoutais la musique d’Abdelwahab, pour qui j’ai beaucoup de considération. Après l’ambiance haineuse qu’il y avait en ce temps-la, la paix est quand-même intervenue et nous les juifs n’avons pas le droit de tenir rancune et garder la haine. Nos cœurs doivent rester propres et positifs. C’est pour notre bien, pour trouver la paix en nous et pour notre peuple.