Est-ce que c’est ce genre de démocratie que nous voulons enseigner au monde ? Pourquoi mes amis démocrates ne voient-ils pas les choses comme elles sont ? Leurs défenses se résument toujours à délégitimer et à discréditer leurs adversaire au lieu de répondre intelligemment.
Les nouvelles inquiétantes du jour m’ont induit à écrire ces quelques mots. Malgré ses excellents discours en général et tout particulièrement son discours du Caire, je n’ai pas eu de bons sentiments concernant la deuxième élection du Président Obama. Je ne m’attends pas à ce que tout le monde comprenne ma logique et mes analyses, puisque les personnes pro-Obama ont comme lui une analyse d’erreurs conceptuelles dans leur évaluation des idées politiques. Ces erreurs conceptuelles ressortent depuis l’enfance ou elles sont héritées des parents ou des cultures qu’ils avaient héritées. Ont ne peut pas convaincre facilement des personnes nées dans de tels cadres et de telles cultures. Ces personnes qui se portent dans la direction d’Obama n’ont aucune idée du Monde Arabe et de sa dynamique. Comme je suis né en Tunisie, j’avais le privilège de les connaitre depuis mon jeune âge. Je connais plus ou moins leur culture et leur caractère. Je peux conclure que les Arabes aiment être plus que les autres et surtout voir ceux qui se soumettent à eux. Ils les tolèrent tant qu’ils considèrent l’Arabe comme le plus fort et qu’ils le respectent.
Cet arrangement allait bien avec les Arabes, mais pas avec les Berbères. Les juifs étaient des alliés et vivaient depuis des siècles avec les Berbères et ceci avant même que les Arabes conquirent l’Afrique du Nord. Entre autres, les Juifs se sont battus contre les Arabes dans les rangs des Berbères et plusieurs ont trouvé la mort. Les Juifs qui ne pouvaient pas payer les taxes ou Dhimi finirent par être acceptés par les Arabes. Certains se sont joins aux conquêtes comme conseillers et enseignants.
Il ne fallait pas critiquer Obama, sinon mes amis démocrates me voyaient comme si je venais d’une autre planète. Chacun de ces amis trouvaient que mes pensées étaient fausses. Même un ami de classe qui était un socialiste me disait les mêmes propos. Je me demandais qui parmi nous est devenu fou. Je gardais calmement mes pensées de principe ; personne ne pouvait me faire changer mes opinions. Leur façon de réagir à mes propos me laissait comprendre qu’ils étaient tous droguées de la même drogue.
Ayant passé la guerre mondiale, ces mêmes façons de défense m’étaient connues. Honnêtement j’avais confiance aux Américains et leur gouvernement, qu’il fût Démocrate ou Républicain ; je savais qu’ils avaient les mêmes bases démocratiques. Je savais bien que les Américains n’étaient jamais orientés vers le communisme. Lorsque j’avais fait la demande de visa au consulat américain en Allemagne là où j’habitais à l’époque, je les trouvais très méfiants des communistes. Parmi les questions auxquelles je devais répondre, on me demandait si je n’avais jamais appartenu à un mouvement communiste. Ma réponse était : « NON ».
Le maire de la ville de New York, où je voulais aller, était bien un démocrate. Il ne m’est jamais venu à l’idée de douter des Démocrates ou des Républicains. Les deux partis me paraissaient honnêtes et ils s’entendaient bien. Lorsque Richard Nixon, qui était un Républicain, avait des ennuis, il a été conseillé par les Républicains de résigner de son poste de président. Je trouvais cela exceptionnel. Ce geste me confirmait que je pouvais faire confiance aux deux partis.
Quand les révolutions arabes avaient commencé, j’étais certain que c’était Obama ou son administration qui avaient initié ces révoltes et même aidé et enseigné par l’intermédiaire des délégués chargés de ce lancement. Notre gouvernement les envoyait dans les pays comme la Tunisie, l’Egypte et autres, peut-être même en Syrie. Je ne voyais pas pourquoi Obama avait insisté à ce que Ben Alli et Hosni Moubarak s’en aillent. Je trouvais ingrat que le président des Etats Unis avait maintes fois lancé des appels à ces présidents de quitter leur poste, alors que jusqu'à présent aucun nouveau président ne se mêlait d’un gouvernement étranger. J’étais étonné surtout lorsqu’Obama disait à Moubarak de sortir du gouvernement « Get out » et cela il disait plusieurs fois. Je me demandais : « Sommes-nous les patrons du monde ? » Je trouvais ingrate cette façon d’agir de la part de notre président. Aujourd’hui avec la crise de la Syrie je trouvais que notre président se conduisait de la même façon avec Assad, le président de la Syrie, qui n’est plus dans la zone d’influence américaine.
Dernièrement, l’affaire Benghazi, je la voyais très flagrante et je voyais clairement que quelqu’un mentait. J’avais écrit plusieurs articles à ce sujet, mais personne ne semblait comprendre. Je me suis souvenu des paroles de mon père qui me disait que si quelqu’un ne pouvait pas voir la vérité, ce n’est pas notre tâche de le réveiller. Plus tard la vérité émergeait par des fonctionnaires haut-placés qu’il y avait mensonge. Hélas ce mensonge pourra couter cher aux responsables. Le Congrès ne va pas se taire encore plus. L’affaire de viser des Républicains par l’administration des taxes me parait grave et à cela s’ajoute l’affaire du gouvernement qui espionnait sur « Associated Press », qui représente le principe américain de la liberté d’expression, qui est ancré dans la constitution comme le premier amendement.
J’espère que cette fois-ci le Congrès fera sont travail pour trouver les personnes responsables. De telles actions sauveraient les Etats Unis de tout embarras politique d’un président qui jusqu'à présent se contentait de faire du charme et de passer outre.
Copyright 2013 Emile Tubiana
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