Je veux bien donner mon respect à notre président qui avait été élu par la majorité. Pour cela je crois que depuis que je suis ici, il y a de ça plus de quarante années, j’ai appris à respecter la démocratie.
Depuis que les démocrates sont élus, et depuis que ces derniers on passé la loi d’ « Obama Care » en suivant tous les détails de la négociation, comme lorsque Madame Pelosi a dit « signez d’abord, puis vous allez lire ce qu’il y a dans le projet de loi », je trouvais cette façon de parler aux Membres du Congrès de la pure arrogance et un manque de courtoisie. Depuis, et pour la première fois, le doute sur ce gouvernement est né. Une certaine méfiance se cultivait dans ma pensée. Je me disais que depuis Kennedy jusqu'à nos jours je n’ai jamais eu un tel doute, autant plus que notre président, durant les élections, avait toujours répété que dans son gouvernement il n’y aurait que de la transparence. Hélas depuis son élection je n’ai vu que le contraire. De même j’ai appris dans la vie qu’il ne faut pas accuser, par respect, et sans avoir des preuves.
A mon étonnement le président avait pour la deuxième fois été élu a la présidence, malgré toutes les projections qui disaient que c’était Romney qui l’emporterait. Ces résultats me rendaient douteux. En réalité je n’y croyais pas mes yeux. Mes amis m’en voulaient et tous répétaient que j’avais tort. Comme la plupart des jeunes, ils n’avaient pas passé la deuxième guerre mondiale et ne pouvaient pas saisir mes doutes. Le proverbe dit : « un enfant brûlé craint le feu. » Mes amis et certains membres de ma famille ne comprenaient pas ma position. Un élément encore inquiétant, qui accentuait mes doutes, c’était lorsque notre président se mêlait des pays arabes en ordonnant aux présidents des gouvernements égyptien et tunisien de sortir, mais d’une façon pas digne d’un président américain. J’avais du mal à comprendre surtout lorsqu’il disait en anglais à Moubarak et à Ben Ali : « Get out . » De même lorsqu’il avait reçu le premier ministre Netanyahou dans la maison Blanche et brusquement il dit à ce dernier, a peu près : « Je vais monter chez moi pour diner et à vous de faire ce que vous voulez. » En tant que Juif je me sentais insulté. Là il manquait de politesse et d’hospitalité.
Durant les dernières élections l’affaire Benghazi éclata, mais nous n’avions pas eu de vraies informations, malgré que le consulat américain était attaqué par des membres de l’Al-Qaïda et que quatre Américains on laissé leurs vies. Les vraies nouvelles ne sont pas parvenues au public avec tout les détails, mais entièrement transformées, peut-être par crainte d’endommager les résultats des élections. Je le savais depuis le début et durant les élections par la presse étrangère anglaise et arabe. Depuis, le peuple demande les détails de cette attaque mais les responsables filtraient les détails pour à nouveau ne pas perturber sans doute les résultats des élections. La presse et les républicains continuaient à demander les détails de Benghazi mais ceux qui savaient et les membres du gouvernement essayaient à tout prix de gagner du temps en espérant que cette affaire sera oubliée. Depuis huit mois sont passés et l’affaire Benghazi ne s’est pas encore clarifiée.
En bref, le temps est bien passé depuis les dernières élections et les mauvaises nouvelles commencent à inonder la Maison Blanche. Nous qui étions au courant par la presse étrangère, n’osions pas confronter ni le président ni les gens de la Maison Blanche. La presse américaine ne se tait pas et petit-à-petit les nouvelles de Benghazi sont mises à jour et d’autres, plus graves se déclarent. Cette fois-ci on apprend que les services des impôts avaient empêché les groupes républicains qui votaient pour Mitt Romney de solliciter des fonds de leurs adhérents, et les avait harcelés par plusieurs services de l’état. Les plaintes de plusieurs sociétés qui entaient étonnés et subirent ce genre d’harcèlement commençaient à affluer aux Membres du Congrès et à la presse.
Maintenant je comprends pourquoi on éloignait les nouvelles de Benghazi. C’est pour ne pas perdre les élections. En attendant, ceux qui étaient harcelés ne pouvait ni aider, ni recevoir des donations exemptées d’impôts pour soutenir Mitt Romney, ni a dévouer du temps à sa campagne électorale. C’est intelligent, c’est ainsi qu’on gagne les élections. Voila une tactique à retenir.
A ces mauvaises nouvelles s’ajoutent encore les nouvelles que ce genre de menaces et d’enquêtes sont arrivées à l’Associated Press, qui est un des symboles de la fierté américaine, soit la liberté de la presse, qui est ancrée dans le premier amendement de la Constitution américaine. Donc ces enquêtes étaient une atteinte à la constitution. Les enquêtes du Congrès commencent à peine et à savoir comment vont elles se terminer.
Copyright 2013 Emile Tubiana