A l’attention de tous ceux qui veulent savoir l’historique et en particulier le président des Etats Unis qui d’après moi, malgré que la majorité des juifs américains ait voté pour lui, ne semble pas faire un effort pour comprendre l’histoire du peuple juif. Certains pays européens ne semblent pas comprendre les souffrances et les pertes juives pendant la deuxième guerre mondiale. Leurs gouvernements ne semblent pas se soucier de l’antisémitisme qui règne et qui se propage dans leurs pays.
Je comprends qu’il y a eu plusieurs épisodes pénibles chez les Juifs comme chez les Arabes, comme les invasions, les crimes de guerres, les occupations étrangères.
En fouillant l’histoire, je trouve qu’il y avait eu des guerres et tous les buts de ces guerres étaient surtout de conquérir des territoires. Certainement les personnes s’entretuaient pour atteindre leur but de part et d’autre, mais le but n’était jamais dirigé pour tuer les habitants.
Toutefois il faut le reconnaître que jamais un peuple n’a été menacé d’extinction comme l’avait été le peuple juif, depuis des générations et à ce jour. A citer les Romans qui avaient détruit Israël et leur temple et déporté les habitants. Puis les divers pogromes pour chasser les Juifs, durant lesquels la vie de certains Juifs était menacée. Sans oublier la menace et l’exécution des juifs par les Nazis qui voulaient exterminer tout le peuple juif, alors que la fin de la guerre ne les a pas laissés terminer ce massacre, mais quand-même, ils finirent par exterminer un tiers du peuple juif, soit six millions.
A ce jour nous entendons des présidents iraniens, qui de temps en temps menacent ouvertement d’écraser Israël et son peuple ainsi que du Hamas et du Hezbollah, qui le disent ouvertement qu’il faut chasser les Juifs d’Israël, sans laisser un pouce de terre qui ne serait pas conquis.
Comment voulez-vous que les Israéliens ne réagissent pas à de tels propos ? Depuis les soi-disant révoltes arabes, tout particulièrement les Islamistes religieux n’inspirent aucune confiance. A rappeler les dires de l’ancien président égyptien Mohamed Morsi, qui avait dit : « il faut éliminer les Juifs, fils de singes et de cochons, suceurs de sang, des terres arabes ou islamiques. » Comment voulez-vous avoir du respect ou une confiance pour un président pareil ?
La question des refugiés Palestiniens, aussi légitime qu’elle parait être, sa solution ne se trouve pas dans les livres d’histoire ou a l’ONU, mais plutôt dans la compassion humaine. La mention de quatre millions de refugiés et le chiffre avancé des milliards de dollars pour le dédommagement ne sont que des demandes pour marquer des points de départ pour les futures négociations. Après c’est le marchandage qui commence.
1. Les leaders arabes savent bien que les Palestiniens n’avait jamais eu un état ni avant Israël, ni dans l’histoire.
2. De ce fait il est difficile de parler de droit. Il est certain que les Palestiniens ont été victimes des hostilités comme beaucoup d’autres peuples. Les Israéliens eux aussi avaient souffert. Il est entendu que la souffrance d’un peuple ne peut être excusée par la souffrance d’un autre peuple.
Pour mieux comprendre le problème, il faudrait avoir un aperçu général sur l’histoire du peuple juif, sur son rêve et ses aspirations. Depuis la destruction du deuxième Temple par les Romains, les Juifs de la terre d’Eretz Israël, le peuple entier, là où il se trouvait, n’avait jamais cessé de prier pour le retour du peuple d’Israël à Jérusalem.
« Beshana Habaa Be Yerushalaïm, » ce qui veut dire « l’année prochaine à Jérusalem » dit la prière. La conquête des Romains avait apportée un coup mortel au peuple d’Israël, à ses leaders et aux vrais prêtres du Temple. D’autres prêtres, agréables aux Romains, continuaient à servir plutôt les conquérants et pas le peuple juif.
La majorité du peuple juif avait été expulsé et dispersé à travers le monde. En ce temps-là, l’Europe était païenne, plus tard elle est devenue chrétienne. Nous pouvons bien imaginer les souffrances que les Juifs exilés avaient endurées parmi ces peuples qui n’avait jamais vu des êtres humains du Moyen Orient et en plus d’une croyance monothéiste. Les juifs avaient tout pour être dédaignés, repoussés et maltraités.
Mais malgré tout, une partie des Juifs religieux n’avaient jamais quitté Israël et se sont concentrés dans des villes comme, Jérusalem, Tibériade, Safed, Hébron, Shfara’m, Ashkelon, Pkiyin et Acco, afin d’éviter les massacres et les pillages des soldats des divers conquérants.
Durant tout ce temps les Juifs maintenaient des centres d’études religieux et juridiques. Les croisades qui devaient rivaliser avec l’Islam pour l’ardeur religieuse en faisant état de la pureté et de la sainteté et qui devait enseigner au Moyen Orient le Christianisme et l’amour de son prochain avaient failli, car le fanatisme religieux n’était qu’un stimulant. En réalité la religion leur servait de masque pour leurs buts politiques séculiers, tout comme les musulmans qui firent des alliances avec leurs ennemis contre une autre armée musulmane pour leur propre intérêt, c’est à dire le passage. Lorsque Slah Edin avait conquis Jérusalem des Chrétiens, il s’était contenté de chasser les croisés et de continuer son chemin vers Damas où était établi le gouvernement de Nur Edin, son chef et ce n’est qu’après la mort de celui-ci que Slah Edin finit par contrôler son royaume qui se composait de l’Egypte et de la Syrie tout en laissant le noyau chrétien de Jérusalem tranquille, tant que celui-ci respectait le libre passage de ses caravanes.
La communication commerciale entre ces deux royaumes, la Syrie et l’Egypte n’était pas interrompue. Slah Edin avait une politique de tolérance envers les autres chrétiens qui n’était pas sans intérêt. En 1099, lorsque les chrétiens avaient massacré les arabes de la Mosquée Omar, Slah Edin avait décidé de donner le coup fatal au royaume chrétien de Jérusalem. En aucun moment de l’histoire il n’y avait eu un état ou un gouvernement palestinien à Jérusalem ou dans toute la Palestine. Par contre, les chrétiens avaient fondé le Royaume de Jérusalem, et l’ont maintenu assez longtemps grâce aux croisades qui venaient de France et d’Allemagne (des Francs) et de Byzance.
Après la chute du Royaume de Jérusalem, les chrétiens n’avaient jamais cessé de combattre les arabes et l’Islam et leurs concurrents, les Juifs. Voir l’inquisition où les Juifs et les Arabes étaient chassés d’Espagne. Encore une période sombre du peuple d’Israël. Puis vint l’empire Turc, qui avait aussi conquis la Palestine et là les Juifs et les Arabes avaient connus une période de stabilité et de coopération relatives.
En 1918 le 38ème bataillon des fusilleurs royaux anglais était composé de volontaires juifs joins par le 39ème bataillon juif américain et le 40ème bataillon des Juifs de Palestine, qui ensemble formaient le « First Judean Regiment » avec l’insigne de la Menora (la Légion Juive) avait combattu auprès des alliés à chasser les Turcs de Palestine.
Dans les années 1947 et 1948 les Juifs d’Israël, après de nombreuses attaques et des activités politiques contre les Anglais, réussirent à chasser les Anglais de Palestine. Dans ces mêmes époques les Arabes de Palestine n’avaient pas contribué à chasser les Turcs ou les Anglais qui étaient les conquérants de la Palestine. En 1948 les Arabes n’avaient jamais accepté le partage de la Palestine décidée par l’ONU. Les Juifs avaient accepté le partage et avaient déclaré l’Etat d’Israël. A la suite de cette déclaration, les états arabes: l’Egypte, la Jordanie, la Syrie, le Liban, l’Iraq, et même les pays arabes qui n’avaient pas de frontière avec Israël avaient déclaré la guerre à ce nouvel état et avaient lancé des attaques de tous les côtés de ce jeune état. Dans leur poussées militaires, ils avaient incité les Arabes qui vivaient en Palestine de quitter leurs maisons jusqu’à l’arrivée victorieuse des armées arabes.
Depuis, 200.000 à 300.000 Palestiniens, selon les chiffres de l’ONU, avaient quitté leurs maisons, certains de peur de la guerre, d’autres en suivant les conseils de leurs leaders arabes. Les Arabes qui avaient choisi de rester sont aujourd’hui des citoyens israéliens et jouissent de la démocratie. Selon l'UNWRA, les réfugiés palestiniens comptent aujourd'hui quelque 3,7 millions, répartis dans les camps de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, ainsi qu’en Jordanie, en Syrie et au Liban. La résolution 194 des Nations Unies reconnaît aux réfugiés le droit au retour. Mais, la résolution de l’Assemblé Générale n’est qu’une suggestion et n’a aucun pouvoir. Les Israéliens n’ont jamais reconnu cette résolution, et avaient répliqué que le partage de la Palestine par l’ONU entre Juifs et Arabes implique justement que chacun reste dans son territoire La Résolution 194 n’avait jamais mentionné le nom d’ « Israël », n’avait jamais reproché à Israël d’avoir créé le problème des refugiés, ni lui a imposé le devoir de le résoudre.
Il est à noter que depuis le début des hostilités l’état d’Israël avait accueilli 100.000 refugiés palestiniens dans le cadre de la réunification des familles dans Israël même, alors que tous les pays arabes n’avaient pas voulu absorber ou aider leurs frères palestiniens. Les armées arabes n’étaient pas victorieuses et n’avaient non seulement pas tenu leur parole envers leurs frères palestiniens qui avaient suivit leurs conseils, mais encore, lorsque ceux-ci étaient en détresse, ils n’avaient rien fait pour les reloger chez eux ou alléger leurs souffrances, comme l’ont fait les Israéliens qui avait absorbé, relogé et aidé leurs frères juifs renvoyés de tous les pays arabes. Les pays arabes avaient préféré perpétuer ce problème en gardant les refugiés dans les camps.
Aujourd’hui les Palestiniens essayent de comparer leurs problèmes aux problèmes des Juifs après la deuxième guerre mondiale. La déclaration de l’Etat d’Israël était la création de l’Etat Juif pour le retour de tous les Juifs du monde. Créer un abri pour tous les Juifs et permettre aux Juifs qui le désirent de retourner dans la terre de leurs ancêtres et pratiquer librement leur religion ou toute autre aspiration sans être persécutés ou tués.
Israël avait conquis la vielle ville de Jérusalem des mains de la Jordanie et pas des Palestiniens. Encore une question juridique qui se pose. Les chrétiens vont-ils se réveiller et demander les zones chrétiennes pour eux-mêmes ? Après tout, les chrétiens avaient une fois créé le Royaume de Jérusalem.
En principe et dans l’histoire, celui qui commence une guerre et il la perd, il perd tous ses droits et ne peut pas être en position de dicter les termes des accords. Pour cela les exemples sont multiples. Quant à la question des refugiés, les lois internationales elles-mêmes ne sont pas claires. Il y a plusieurs possibilités de résoudre le conflit et j’en cite trois points :
1.- Que les parties concernées négocient entre elles un accord acceptable aux deux parties sans l’intervention des autres nations, que ce soit les Etats Unis, les Européens ou même les pays arabes.
2.- Continuer l’état de belligérance avec toutes ses conséquences.
3.- Non accord mais garder le statu quo et maintenir des relations commerciales.
Cette dernière solution parait donner la chance à chacun d’atteindre son but. A l’ère où nous vivons, l’intégration dans l’économie mondiale donnera une victoire aux deux parties en améliorant le niveau de vie de leurs peuples, même si les pays arabes proclament aujourd’hui le droit de retour à tous les Juifs ils n’y auraient pas beaucoup de candidats surtout après tant d’années, car la plupart sont morts et les plus jeunes ont créé des nouvelles familles et leurs enfants et leurs petits enfants sont nés en Israël ou ailleurs. Et ces cas ne sont pas les seuls, car les Juifs d’Europe font aussi partie de ce problème.
Un autre problème que les Arabes ne prennent pas en considération c’est que dans cette période les Juifs des communautés différentes ont finit par se fusionner en un seul peuple qui est aujourd’hui le peuple d’Israël. Les arguments que les Juifs vivaient en harmonie et en paix avec les Arabes sont justes pour les raisons suivantes :
1. Dans les pays arabes où les Juifs vivaient, ils jouissaient de la paix, surtout parce que les pays en question étaient occupés par une force étrangère, qui maintenait l’équilibre.
2. Dans le cas des pays arabes gouvernés par les Turcs, les Juifs étaient leur sujets, ils apportaient du progrès aux pays qui les avaient accueilli et ils se conduisaient paisiblement et ne causaient aucun danger aux états. En plus ils payaient un tribut pour protection dit « Dhimi »
Conclusion : la paix ne peut se faire que seulement entre les parties concernées sans l’intervention d’aucun pays du monde. Tôt ou tard les Juifs et les Arabes doivent apprendre à vivre ensembles. Tôt ou tard, l’avenir des Palestiniens est dans leur main et ils doivent seuls décider ce qu’ils veulent pour leurs enfants. Continuer de se battre ou de rêver n’est pas une solution. Je pense que la plupart des Palestiniens ne sont pas encore conscients de leur sort, et c’est pourquoi ils se laissent guider par des terroristes. Je ne pense pas qu’il pourrait y avoir un accord quelconque entre Israël et le Hamas.
Copyright 2014 Emile Tubiana