Lorsque nous vivions en Tunisie, mon cousin Robert et moi jouions ensemble à attraper les oiseaux. Sa mère était restée veuve, après que son mari était mort de ses blessures de la guerre 1914-1918. Quand son père souffrait encore de ses blessures, il me disait: "J'espère que mon fils et toi ne connaîtront jamais les guerres". Hélas pendant la deuxième guerre mondiale Robert combattait déjà les Allemands en Europe et moi je me trouvais sous les bombardements des avions Messerschmitt et Stuka. Puis pendant des années je ne l'avais plus vu.
En 1948/49 je le rencontrai à Jérusalem. Nous avions tous deux trouvé un travail dans la fabrication de blocs pour la construction, nous étions alors bien payés. En ce temps-là personne ne voulait travailler juste à la frontiere entre la légion jordanienne et les juifs. . Mon cousin me disait si nous etions pas morts durant la deuxième guerre mondiale, on ne va pas mourir par les légionaires jordaniens. J'avais fini par habiter avec sa mère et lui à Katamon. Là aussi nous étions pas loin de la frontière jordanienne.
Le seul défaut de ce travail était qu'il fallait aller à pied tous les jours de Katamon jusqu'à l'autre côté de la ville et ainsi être exposé aux soldats jordaniens. Alors nous devions passer par la gare qui était déserte. Auprès du mur de la gare il y avait tout le temps un gardien qui dirigeait le va-et-vient des habitants de Katamon. Les Tireurs d' Elite de la légion arabe de la Jordanie étaient perchés sur les murailles de l'ancienne ville, ils visaient et tiraient sur chaque passant.
Je me souviens du rôle de ce gardien israélien. Son devoir était d'observer les soldats de la légion arabe qui étaient entraînés par des officiers de l’Armée Anglaise et quand le gardien jugeait le moment approprié de passer il nous faisait signe avec son bras de courir vite vers l'autre côté où il y avait un autre mur qui nous protégeait.
Sur dix passants il y avait un parmi nous qui était touché, parfois mort parfois blessé par les balles des soldats jordaniens, nous retournions pour le tirer mort ou vivant de la vue des ces soldats. Nous vivions alors sans crainte ni peur, alors que notre vie était tout le temps en danger. Nous faisions face à notre journée avec espoir et courage. Le soir au retour du travail le gardien cédait son rôle à l'obscurité qui était devenue notre gardien protecteur.
Je me demande qu'est-ce qu'il y a de changer depuis. Alors s’étaient les tireurs d’Elite Jordaniens qui tiraient sur les civils, aujourd’hui le Hamas tire des roquettes sur Sderot et ses habitants. Quel pays aurait toléré que sa population civile soit assujettie au tir de roquettes sans réagir avec détermination ?
Les temoins de ce temps sont vivants et que personne ne nous raconte des fausses histoires
Emile - You never cease to amaze me with the stories of your very interesting (in hindsight) life. Your words make me wonder, too, at what has changed. - David
In this "civilization" we live in today, I don't believe "an eye for an eye" is the best counsel; yet, we cannot allow those terrorist acts to continue. I can only pray nightly to let peaceful minds prevail. It's always interesting and educational to read a part of your life, Emile. Have missed your presence here, recently.
Blessings ~~ Micke
Emile, This just sends chills up my spine,, You took me right there, yet there is no way one could really know what you went through,, Thanks for sharing this part of you, Thank God you survived, but sure makes you think of the ones that did not.
Love, Christine
There are people out there that don't want peace. Peace means to have to work, toil the earth, sweat, earn the bread on your table.
Better to receive money from fanatics and be "soldiers of liberation" and continue to be "slaves of extremism"
But I can't understand how one and half million in Gaza can't stop a couple of hundred fanatics that are leaning towards the destruction of their own habitat.
Restrain? it is an act of liberation to bomb a school bus but an act of assassination to kill the murderer who did it?
Everybody, please, gimme a break! ! !
The heroic story of how a small group of people, few of them TB experts, found the cure for the greatest killer in human history. But the battle needed to be extended to all sufferers. Why have we failed to take the miracle to the developing world?