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Emile M Tubiana

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L’héritage -2-
by Emile M Tubiana
Sunday, April 28, 2013

Rated "G" by the Author.

       
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     Heritage continued

  
Rien ne se perd dans le monde et dans l'univers mais tout change. Il est de notre devoir de confronter la vérité si l’on se sent mûr. La vérité doit satisfaire notre conscience. Si notre conscience ne nous donne pas la paix intérieure, c’est que nous nous trouvons dans le faux chemin. Le bonheur de l'un ne peut pas être crée sur le malheur de l'autre. Certains ne connaissent pas les bases morales de cet enseignement ; il faut avoir été éduqué pour cela, ou avoir vécu les expériences profondes. L’éducation varie entre pays et même entre familles.  
      
Il suffit d’un leader pour conduire son peuple dans un sens ou dans un autre. Un leader est jugé selon ses décisions, s’ils reflètent ou pas le bien-être du peuple.  L'histoire nous démontre qu'un bon leader, même s'il n'a pas été élu par le peuple, finit par être aimé grâce à ses actions positives. N'importe quel régime est bon, si le peuple est heureux et s'il joui de la justice et de la libre expression. Il faudrait pour certains toute une vie pour saisir certaines vérités. Il n’est pas donné à chacun de distinguer entre le faux et le vrai. Le fait d'être soi-même victime ne donne pas le droit de rendre d'autres victimes.
     
« Tu aimeras ton prochain comme toi-même, » nous conseille la bible. « Tout ce que vous voudriez que les hommes fassent pour vous, vous, pareillement vous aussi faites-le pour eux » (Matthieu MT 7-12). Malheureusement quand la confiance est ébranlée, elle laisse la place à la méfiance et aux faux jugements. Ceux qui dirigent tombent souvent dans les pièges qu'ils se créent eux-mêmes. Certains sont encouragés par des conseillers qui souvent servent leurs propres intérêts, d'autres par la peur, certains par l'esprit de grandeur ou par le nationalisme tout court. Des innocents de part et d'autre sont devenus des victimes. Le nazisme était la cause principale des tragédies du siècle passé, des changements de frontières et des mouvements de populations. Des peuples entiers ont été déracinés de leurs maisons, de leurs villages ou de leurs villes, des millions ont été massacrés. Par contre, d'autres ont regagné leur indépendance. Ceux qui ont été privés de leur liberté ne lèveront pas aujourd’hui un doigt pour qu'un autre peuple accède lui aussi à son indépendance.
      
Nous jouons tous avec le vrai semblant de la justice, tant que nous n'aurions pas saisi son vrai sens. Il est facile de plaider son point de vue, mais il est courageux de reconnaître le point de vue des autres. La faiblesse humaine triomphe à chaque coup. Nos ancêtres étaient parfois plus avancés que nous dans certains domaines, ils n'étaient pas encombrés par tout ce matériel qui nous ensorcelle et paralyse nos âmes. L'histoire se répète constamment. Les injustices continuent sous une forme ou une autre. L'homme ne tire des leçons de l'histoire, que lorsqu'elles conviennent à ses buts. Celui qui cherche la justice, la trouvera dans le tréfonds de lui-même et de sa conscience.
       
Le peuple juif a vécu des siècles en harmonie avec les peuples arabes et précisément avec le peuple tunisien. Nous pouvons citer des tas d'exemples de l'histoire. Oui, il y a eu certaines injustices mais elles n’ont pas atteint les degrés que nous connaissons. Mais pour ceux qui ont été touchés c’était un désastre qu’il ne faut pas ignorer, depuis le règne du roi David et du roi Salomon. Que nos ancêtres fussent installés avant ou après les Arabes ou avant ou après les Romains, cela m'est bien égal. Je suis né en Tunisie et cela me suffit pour dire que je me sens égal et je partage les mêmes affinités avec certains qui sont nés ou ont vécu en Tunisie. S'il y a eu des changements en Tunisie pour le bien ou pour le mal ceci ne changera rien à mes sentiments d'alors et d'aujourd'hui. Comme dans le passé, il faudrait beaucoup de bonne volonté et surtout du courage pour confronter les problèmes créés de part et d'autre. C'est la sagesse de Salomon dont on a besoin aujourd'hui, et pas les canons et les avions qui nous rendent esclaves des marchands d'armes. 
       
A quoi servent le génie humain, nos philosophies et nos cultures, s'ils conduisent les hommes à l'abattoir ?  Sommes-nous troublés par un certain progrès ?  Pour certains la vie simple, où le mot "Y’ Aaychek" (je t'en prie) ou (que Dieu te garde) conserve encore sa valeur, où la bonté dépasse la force de la loi que l'homme a instituée, existe encore. Y a-t-il plus beau que cette considération que nos vieux appréciaient et respectaient ? Que nous restera-t-il si toute la vie humaine se basera uniquement sur des lois rigides, sans tolérance ni grâce ? On ne peut pas guérir toutes les maladies avec le même médicament. 
     
Nous devons créer l'atmosphère propice de confiance réciproque comme nos parents nous l’ont enseigné pour jouir de la paix et de la douceur de la vie.  Ni la malice, ni la force, ni la richesse ne nous conduiront vers le bon chemin, que nos géants, prophètes ou maîtres ont tracé pour nous. Ils nous ont donné les bases du chemin à suivre, qui commence par notre conduite quotidienne envers nos prochains et nous-mêmes. Le vrai combat est le combat à l’intérieur de nous-mêmes. Nous aurons tôt ou tard à le faire. Dieu n'a pas besoin de nos sacrifices ni de nos prières que l'on récite chaque jour comme des perroquets. N'est-il pas préférable de dédier notre temps à nous-mêmes et à nos prochains? 
     
Les paroles de nos prophètes nous enseignent la charité, la bonté, l'amour, la pureté et l'honnêteté. Ce sont les bases de leurs enseignements. Chacun a le droit de prier à sa façon, l'essentiel est qu'il trouve la paix en lui-même et avec sa conscience, afin de créer l'atmosphère propice pour son épanouissement dans l’amour et le bonheur. Chaque minute et chaque jour doit servir à l'homme pour s'élever au-delà de la matière et des mesquineries de tous les jours. L'homme pourra élever son esprit et son âme vers la volonté de notre Créateur. Chacun interprète les paroles de ces prophètes à sa guise.
      
Nous avons hérité déjà à la naissance, la force de la création, la force de la volonté et la force de la foi.  Si nous saurons user de ces trois forces nous pourrons accomplir des merveilles. Si je devais choisir entre les êtres, je ne tiendrais pas compte des religions qu'ils pratiquent, car dans le fond chaque religion prend ses sources de la même vérité.  Les simples personnes honnêtes, qui confrontent tous les jours la nature comprennent mieux parfois le sens de la vie. Ils nous paraissent parfois trop simples, mais c'est justement dans la simplicité absolue que la vérité peut se dévoiler à nous. Certes il est bien d'atteindre un niveau intellectuel, à condition que celui-ci ne nous fasse pas perdre la simplicité qui est née avec nous, car nous serions des êtres dépourvus du sens de la vie et des sentiments qui animent notre vie.
      
Toute religion est bonne si elle nous fait aboutir à une sagesse universelle et  à préserver le sacré de la vie et la dignité de l'humaine. Les hommes du monde ne sont-ils pas les enfants de la lumière ? Que m'importe à quelle religion mon prochain appartient ?  Aucune religion n'est meilleure que l'autre. Je les respecte toutes. Chaque religion a dans son essence les traces divines.  Il faut simplement les pratiquer honnêtement, avec beaucoup de tolérance envers les autres et envers soi-même, sans excès ou fanatisme.  Il faut savoir créer tous les jours la joie dans le cœur. « Le cœur rempli d'amour ne meurt jamais, » dit un poète oriental. Tôt ou tard c’est nous-mêmes que nous devons confronter.  Nous devons confronter la vie en face sans image et imagination. Il faut prendre du recul avant d'avancer plus loin, mais ne pas rester cloué sur la même place par souci de ne pas faire d'erreur.  On dit bien que « celui qui fait quelque chose fait des erreurs et seuls ceux qui ne font rien n’aurons pas l’occasion de faire des erreurs ».  Il vaut mieux appartenir à la catégorie des hommes qui agissent qu'à ceux qui ne font rien.  On se presse pour ne pas perdre le temps, mais nous le perdons en avançant trop vite vers le faux. Un proverbe dit: « Il faut vivre comme si nous devions mourir demain, mais il faut apprendre comme si nous vivrons éternellement. »
 
Nous avons connu l'hospitalité, la politesse, la tolérance, la gentillesse et la générosité.  La sagesse que nos parents et nos ancêtres nous ont laissée pourrait disparaître avec le monde dans lequel nous vivons si nous restons insensibles à nos prochains dans le présent et dans le futur. Voici l’héritage spirituel que je veux laisser à mes enfants. Ma génération, les Musulmans, les Chrétiens et les Juifs, nous voyons disparaître devant nos yeux la génération qui nous a précédés et qui nous avait nourris de sa sagesse.
   
Certains on déjà vu le départ de leurs parents. Ils nous ont donné des exemples pratiques de la vie, de l'harmonie et du respect pour son prochain. Notre génération porte un fardeau lourd, elle est le trait d'union entre les générations passées et celles du futur. Il est de notre devoir et notre  intérêt de jeter des ponts, si cela est nécessaire, en rappelant à tous ceux, qui ont oublié ou ont quitté jeunes leur pays, le bon et le beau que nous avons connus.
        
Les Juifs de Tunisie ont réussi à recréer l'ambiance tunisienne, que ce soit à Paris, à Nice, à Londres, à New York, à Los Angeles, à Montréal, à Tel Aviv ou à Béer Chéva. Rien n'avait pu effacer les siècles vécus en Tunisie et encore moins les mélodies et les chants judéo-arabes et judéo-andalous qu'ils avaient entendus lorsqu'ils étaient encore sur les genoux de leurs mères et grands-mères. Nous retrouvons presque partout dans ces villes les briks aux pommes de terre ou les briks à l'œuf. Le couscous et les boulettes font concurrence aux plats du Moyen Orient. Nous trouvons aujourd'hui, en France comme en Israël des nouveaux chanteurs et compositeurs tunisiens, qui n'ont même pas connu la Tunisie. Ils composent, jouent et chantent les chansons tunisiennes et arabes. Ils ont hérité de leurs parents la langue, les airs les rythmes tunisiens. La nouvelle génération née à l'extérieur de la Tunisie ne sent ni la nostalgie ni le regret. Ces jeunes pris par les nouvelles cultures, ne savent rien de la nôtre. Ces cultures sont parfois à l’opposé de la culture des parents, mais ils sentent la nostalgie imprégnée dans le cœur des plus âgés. On les voit d'ailleurs dans les mariages et les communions se perdre même pour un moment, comme ils le disent, dans l'ambiance qu’ils prétendent ne pas être la leur.
Cette réticence est le résultat d'une certaine insécurité due à l'influence de deux cultures juxtaposées. Mais pour les parents qui ont quitté leur pays natal, ils ont du mal à s'adapter à leur nouvel environnement, tout en voulant garder leur héritage et leur mode de vie.  
     
Quand on écoute la musique arabe ou tunisienne on se rend compte qu'on est différent.  Que nous soyons des diplômés d'université ou des simples ouvriers, nous sommes sensibilisés par cette musique et propulsés dans un monde qui n'existe qu'en nous et si ceux qui nous entourent ne se réjouissent pas de ces sons que nous aimons, nous ne nous sentons pas à l'aise. Ça va de même pour les Musulmans tunisiens qui n'ont pas grandi dans la même atmosphère. La musique tunisienne est différente de la musique occidentale et même arabe du Moyen Orient. 
   
Que ceux qui ont vécu en bon voisinage avec diverses communautés et reconnaissent la valeur de cette diversité ethnique sache la communiquer à leurs enfants. Nos mamans, chrétiennes, musulmanes ou juives, nous disaient : « Etkhasmou Ou Matedarbouch, » ce qui veut dire, « chamaillez-vous et nous vous battez pas. »  J'ai connu Tunis lorsque la Hara existait encore, lorsque Bab Esuiqa grouillait de vie, lorsque Souk El Legrana et Souk Enhass étaient pleins de marchants juifs et musulmans, qui ensemble animaient  la vente et l'achat.
  
On me dit qu'il y a Belleville la même chose qu’à Tunis. C'est certain que l'on trouve quelque chose de semblant à Belleville, mais qu'elle comparaison? Lorsqu’à Sidi Mardoum ou Sidi Bouhdid je pouvais prendre mon café ou mon thé et faire un Kif, lorsque je pouvais me mélanger à mes amis musulmans de Halfaouen et écouter ensemble la même musique d’Ali Riahi, sans parfois même connaitre les voisins de table, nous faisions ensembles un Kif. Peu m’importe à quoi nous croyons ; après tout nous sommes les seuls à nous comprendre. Alors, oublions les erreurs faites dans le passé ! Esmah ! J'ai visité Tunis avant et après ; le gout du café n’était pas le même. On m'a fait visiter récemment La Goulette, La Marsa, Salombo, Hamam Elif, Rades ; et bien c'est bien triste si l’on veut comparer le Tunis d'hier avec le Tunis d'aujourd'hui, sans la communauté  juive qui a existée pendant des siècles ; Halquelouad - La Goulette sans les Italiens.
      
La Tunisie me parait être mutilée de sa partie la plus active, que ce soit du point de vue économique, intellectuel ou culturel. Et ceci parce que certains n'étaient pas clairvoyants.  A mon avis le mal est plus profond - nous ne pouvons même plus faire un petit tour chez Bichi ou chez Khamous, prendre un petit apéritif suivi d'un michoui ou un homs bel camoun chez Daida. Oui, on me dit que je peux avoir cet apéritif à Beer Sheva, ou à Belleville. Je sais que je peux avoir tout cela même chez moi, mais ce n'est pas le côté gourmandise qui me fait souffrir, loin de là, c'est l'anéantissement de toute une culture qui ne pourra plus être reproduite par quiconque, même si on use les mêmes scènes, que ce soit en France, aux Etats Unis, en Israël ou ailleurs, ce sont les acteurs qu'on ne peut plus reproduire et sans eux  une nouvelle génération grandira dans d'autres cultures.
       
Je ne voudrais pas diminuer une musique quelconque car chacune est une expression de la culture qui l'a créée. Chaque musique a une valeur spéciale pour les personnes qui ont grandi dans son atmosphère. Même entre Tunisiens, les goûts diffèrent. Il va de même pour les civilisations, chacune a sa valeur. Je ne reproche à personne, je fais simplement des constatations d'homme témoin de l'histoire qui voit un monde s'éteindre pour toujours. Aux Etats Unis on se sent peut-être un peu mieux que dans d'autres pays. Ceci est dû à la mosaïque sociale qui est composée de nombreuses ethnies et religions. 
       
Les nouveaux centres créés par les Juifs tunisiens dans plusieurs pays pour recréer l'ambiance, sont devenus aussi des places de rencontre occasionnelles. Les Tunisiens usent les quartiers des restaurants tunisiens pour satisfaire l'envie du moment, d'autres viennent se réconforter. Ces quartiers sont devenus des lieux sociaux où l'on partage ses soucis et ses joies. On entend dans ces restaurants Musulmans et Juifs se dire, « Ya Khouya » (mon frère). Soyons honnêtes, au moins avec nous-mêmes, ne jouons pas avec ces mots sacrés. Si nous le pensons vraiment, « Ya Khouya », alors qu'on le soit. Qu'on le pense seulement n'est pas suffisant.
  
Un Tunisien n’a pas toujours autant d’affinité avec un Egyptien qu’avec un Tunisien. Nous sommes des étrangers, n’importe où dans le monde et le monde ne nous reconnaît que comme tels. L'expression naturelle d'un Tunisien qui se manifeste sous une forme ou une autre et qui dit « Ya Khouya » doit être  honnête et pure car nous sommes vraiment des frères sémites. Nous sommes non seulement les descendants d'Abraham, mais aussi nous sommes apparentés du côté de Moïse, qui était Hébreu et qui avait marié Tzipora (ou Safra en arabe), la fille de Yetro qui était le cheik de Médian et qui appartenait aux tribus d'Arabie. Le plus important de tout cela c’est que nous sommes nés de la même terre qui est la Tunisie le pays qui nous a vu naître. C’est un fait que personne ne pourrait contester.
  
Je sais qu’au Moyen Orient il y a eu des injustices ou des fautes de faites par l’un et par l’autre. Peut-on faire tourner la roue en arrière sans causer de nouvelles injustices, que ce soit de la part des Juifs ou de la part des Arabes ?  Même si la bonne volonté existe, la plupart des refugiés juifs ou arabes ont vieilli, sont devenus malades ou morts. La nouvelle génération ne connaît rien de tout le passé, à part la haine plantée. Est-ce cet héritage que les Juifs et les Arabes veulent laisser à leurs enfants ?
  
Voyons ensemble les choses comme elles sont et chacun se doit de juger pour lui-même, sans haine, mais avec calme et en pleine connaissance des faits. Est-ce que l’Alsace et  la Lorraine vont retourner à l’Allemagne ? Est ce que la Corse va retourner à l’Italie ? Est-ce que le Kurdistan va retourner aux Kurdes ? Ou bien, un des plus grands territoires du monde qui est actuellement les Amériques, va-t-il retourner aux Indiens ?  Durant son voyage en Jordanie, Bourguiba avait bien dit : «  il vaut mieux faire la paix avec Israël que la guerre, car nous avons tous à gagner. » Voila un homme qui connaissait bien les Juifs et dont plusieurs étaient ses bons amis qui l’avaient servi avant et après l’indépendance de la Tunisie.
   
Il faut être juste et reconnaitre que le territoire actuel d’Israël appartenait bien au peuple juif. La preuve en est que les Juifs ont 3000 ans d’histoire dans la terre promise. La Mosquée Omar était bien construite sur le temple juif et sur son esplanade. Quelqu’un peut-il contredire ces faits ? Même le fameux et noble Saladin (Salah al-Din Yusuf Ibn Ayyub) qui avait conquis Jérusalem n’aurait pas pu le contredire.
  
Tout le monde chrétien ne peut pas ignorer la bible et surtout la présence de Jésus dans la terre promise juive et que Jésus lui-même était un Juif. Les chrétiens et même le Monde Arabe connaissent bien la bible, tous les rois d’Israël et tous les prophètes, sans oublier Moise qu’ils appellent encore aujourd’hui Moussa. Je suis convaincu que le temps remédiera de part et d’autre car l’être humain finira par voir ses propres intérêts et sa vie et finira par se soumettre à la nécessité qui est la maîtresse de la vérité. Les êtres qui géreront demain ces terres finiront par trouver une solution équitable car l’intérêt qui dérivera par la coopération dépassera de loin la haine et les rancunes. Le monde tourne sans jamais s’arrêter et chacun verra et trouvera ce que les parents et grands parents n’ont pas pu trouver.
  
La vie est belle et ce serait une pure bêtise de la gâcher par les émotions du moment. Comme nos parents nous disait : « Rien ne dure dans la vie. » Actuellement le Monde Arabe, qui est en pleine turbulence, finira lui aussi par reconnaître son intérêt. Après tout, ce ne sont pas les terres qui manquent dans les pays arabes et jusqu'à présent personne ne les a contestées. Il faut une patience de fer pour que tous ces êtres trouvent leur vie comme ils la sentent. Il faudrait des sages et non pas des dictateurs qui usent la vie de leurs citoyens pour faire des guerres et jouir des victoires qui ne durent qu’un moment.
Le réveil est encore loin, car les êtres ne sont encore pas conscients de leur vie.
  
Copyright 2013 Emile Tubiana
 

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Reviewed by Jane Noponen Perinacci 5/5/2013
How true! Nothing really is lost....just changed. Thank you. I needed that!

Love ya!

Jane
Reviewed by Budd Nelson 4/29/2013
again you have shared much
budd

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