Un beau jour, comme tous les autres beaux jours, tout bouillonne et frissonne la peau. Les tamtam de mon coeur résonnent dans les lianes de ma veine.
L'histoire ne fait que commencer ....
Excerpt
La lumière des spots encastrés dans le plafond s’estompe lentement jusqu’à cette pé-nombre douillette où la musique d’ambiance fait de même, le brouhaha devient murmures épars alors que d’ultimes bruissements sonores se font entendre. Chuchotements, bisous claquants, froissements de pop-corn surtout quand celui qui les mange ne veut pas faire trop de bruit, alors là c’est pire. Signes que l’histoire commence…..
Mes pas étouffés par l’épaisse moquette rouge me conduisent au milieu de la rangée de fauteuils quasiment tous occupés.
Je prends place.
La peau de nos deux bras posés sur l’accoudoir mitoyen entre en contact. Troublée, ma voisine retire son bras. Manque de pot.
Au premier coup d’œil furtif, je re-marque qu’elle est jolie la demoiselle. Sa robe jaune, imprimée de tournesols et d’étoiles mélangés, laisse entrevoir des couchers flamboyants de beauté. Dans l’obscurité naissante, mes yeux distinguent les lignes de son visage. Je n’ose pas prolonger cette découverte au delà du cou gracile d’où un cordon de perles retient pudiquement la robe tournesol. Son doux parfum vanillé ajoute à l’ivresse de mes sens.
Je ne veux pas y croire.
Un beau jour, comme tous les autres beaux jours, sans prévenir tout en dedans bouillonne et frissonne la peau. Les « tam tam » de mon cœur résonnent dans les lianes de mes veines.
Sans cesser de l’observer, je me mets à penser à la première phrase que je vais lui dire. Pour ne pas paraître trop idiot. Muet du désir de lui parler, je réfléchis les mots qui vont refléter au mieux mon émoi. Connexion mentale.
- Il fait moins chaud avec la clima-tisation, vous ne trouvez pas ?
Non, non. Trop idiot.
- Tu viens souvent toute seule ?
Non, non. Trop direct. Maladroit.
- Je suis sous le charme, joli tournesol et je vous le manifeste.
Non. Trop gauche. Beaucoup trop gauche.
Rivé sur la recherche de ma première phrase, je la regarde. Ses yeux d’un bleu si ten-drement dur pénètrent mon regard de merlan frit.
- Si vous me fixez comme cela pendant 2 heures, vous n’allez rien voir.
C’était sa première phrase.
Et cette première phrase assassine remue ses lèvres veloutées et mon cœur.
Calé au fond de mon fauteuil, je voudrais lui répondre que le plus beau des scénarios est celui qui se tourne en la regardant. Mais, mes yeux se détournent de la conversation, mes doigts s’entortillent et mon cœur fait un bou-can d’enfer. Pâleur lactée. Sans voix.
Un ange passe …
Pour faire diversion, j’enlève ma veste. Pas celle que je viens de me prendre. Je la sens sourire. Ce n’est pas grave, j’ai toute la vie pour la regarder.
L’histoire fait juste de commencer …
Facing imprisonment in 2061’s dystopian Manhattan, Cori Christopher is given the opportunity to time travel to Occupied Paris in 1941 to try and save singer Noel Matheson, leader of the Cafe Violette Resistance, from Nazi destruction…and perhaps save