la vie en rose
l’accordéon sombre parle
en cherchant, cherche un sens
ayant la nostalgie des voix scientillantes/éclatantes,
écoutant de l’enfance
un écho de distinction
ce son abominable
de graves conséquences dans
un souvenir de l’égarement déchiré par la guerre
inscrit en musique,
soulagé par la conscience
revécu en vivant à rebours
dans une extase d’images
flottant dans une cacaphonie
nuageuse, victoire de l’esprit sur
la matière, la prestidigitation
accordée comme des perles colorées
sur un fil, l’ivoire déclamé,
dentelé, un carillon d’intention
crenellé
et ne mentionnons pas
les ponts traversés ou
livrés à un paris
les soirs pluvieux de septembre
un sonnet cadencé; élevant sa
voix à une promesse lumineuse
peut-être au printemps sombre.
sabine
brune, aux yeux bruns,
c’est tout le cas
de la beauté méduse, bouclée,
les yeux brillants,
dans la guile jeune
nonchalante et s’adonnant
à beaucoup de spéculation sur
les vies futures des anges,
déguisés, mais autrement
indiscernable des
diables et des démons
d’une distribution de théâtre,
autorisé par des essais
de chat et de souris
frigorifiés pour des usages ultérieurs,
articulant une âme artistique
passionnée, coeur brisé,
mais pas perdu à la race humaine,
un cas d’espèce pour des déclarations
ultérieures au passage de la frontière
de la vie à la mort et l’engourdissement
(“breath-like”)
émotionellement privés et cessant
d’être un autre elvis?