Les écoliers d’aujourd’hui vus par des grands-parents
En observant les enfants d'aujourd'hui, il ne serait pas difficile de constater que cette vie calme que nous avons connue est rarement appliquée à nos jours. En conséquent il est juste de dire que ces enfants grandiront sous une tension constante. Nous allions au jardin d'enfants à pieds, ce qui en fait était une petite promenade dans le village ou la ville où nous habitions. Aujourd'hui ils sont rares les enfants qui ont encore ce privilège que nous avons connu.
A midi nous retournions à la maison pour le déjeuner, entourés de toute la famille. Aujourd'hui les enfants mangent le déjeuner (repas préparé dans les fabriques) à l'école, entourés des élèves et du personnel enseignant. En effet lorsque nous étions enfants, nous connaissions tous ou presque tous les habitants du village. Aujourd'hui les villages ne sont plus des villages, mais des grandes cités avec des parcs pour la recréation et d'immenses parkings pour les voitures.
Les mamans n'ont plus le temps d'être avec leurs enfants. Elles doivent aller au travail sous la pression du temps et des devoirs encore à remplir: à prendre les enfants d'un côté, à les conduire à l'école, puis de l'école au gym ou à une leçon de musique ou autre, ou à prendre un autre enfant d'une autre école. Les enfants sont bousculés d'une place à l'autre. Ils n'ont pas le temps de se détendre, ni de cajoler leur maman, ni de constater l'amour que nous avons connu. Parfois ce n'est même pas la maman qui les prend en voiture, mais une étrangère que l'on paie pour ce service. A se demander qu'est-ce qu'il adviendra de ces enfants dans vingt ans ou trente ans. J’espère que chacun saisira la pression qui pèse sur ces enfants et j’espère de tout mon cœur que les grands feront de leur mieux d'aider et d'être gentils avec la nouvelle génération.