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La valise
La valise,
Silencieusement,
Reste sur un banc,
Dans l’alcôve,
Au milieu d’habits,
D’objets de toilette,
Dans l’atmosphère parfumée
De mille et une senteurs.
La valise,
Silencieuse,
Mais majestueuse
Et mignonne,
Me rappelle
La main invisible qui,
Soigneusement,
La dépose sur le banc,
Dans l’alcôve,
Au milieu d’habits,
D’objets de toilette,
Dans l’atmosphère parfumée
De mille et une senteurs.
Cette main invisible,
En effet,
Je l’ai déjà vue souvent,
Dans ma vie,
Porter cette valise,
Déposée sur le banc,
Dans l’atmosphère intime
De l’alcôve.
Cette main invisible,
Elle est caressante,
Elle me rappelle,
Et se confond
Avec celle d’une femme,
Une fois rencontrée,
Au coin des rues
De mon quartier,
Que j’ai épousée.
Alors,
Toi, valise beige,
La valise
Déposée sur un banc,
Dans l’alcôve,
Au milieu d’habits,
D’objets de toilette,
Dans l’atmosphère parfumée
De mille et une senteurs,
Et Moi,
Nous sommes les élus
D’un merveilleux destin.
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